Revue de presse

Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 00:35

NDR : Nous avons suivi ce -- lourd -- contentieux sans faire de vague... Une fois de plus c'est l'élu qui choisi de faire parler de lui... Le député a eté condamné aux prud'hommes à près de 30.000 € de dommages. La collègue s'interroge sur la nécessité de faire appel de la décision.


 Un député de Dijon assaisonné par voie depresse

 

le-canard.png

Secrétaire nation al aux sports à l'UMP, le député Bernard Depierre aime les échanges musclés. Le directeur 

d« La Gazette de Côte-d'Or » (70 000 exemplaires distribués gratuitement chaque semaine) l'accuse de l'avoir un peu molesté et a déposé plainte le 8 décembre. Motivée du pugilat : le journal a osé faire allusion au procès intenté à l'élu de Dijon par son ancienne attachée parlementaire, licenciée pour faute grave.

 

En fait de faute grave, cette dernière avait eu la mauvaise idée de s'interroger par écrit sur les pratiques de son patron [à son patron... NDR]. Notamment sur l'utilisation par Depierre de son « indemnité représentative de frais de mandat » pour rembourser l'achat d'un appartement. Cequi n'est pas illégal, mais pour le mois cavalier. Ces 6 200 € mensuels sont destinés à vous couvrir les dépenses liées aux activités d'élus, par exemple le loyer d'une permanence locale.

Plus ennuyeux encore, le député a sollicité, ès qualité et pendant plusieurs années, des patrons du bâtiment pour décrocher des budgets de sponsoring au profit du club de basket local. Ça tombait bien : Depierre était jusqu'en 2010 l'heureux propriétaire d'une petite entreprise, Performence Conseil, chargée d'établir ces contrats de sponsoring.

Questionné par « Le Canard » sur ce mélange des genres, le député de Dijon ne voit pas le problème, pas plus qu'il ne reconnait avoir agressé le directeur de « La Gazette de Côte-d'Or ». Bizarrement, pourtant, des milliers d'exemplaires du journal local, qui s'étonnai des méthodes de Depierre, ont disparu des présentoirs en quelques heures. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire de Puteaux, qui avait fait acheter tous les exemplaires du « Canada » où était évoqué ses comptes en Suisse, aurait elle fait des émules ?

B. R.


Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 01:08

logoafp.gif PARIS, 23 jan 2012 (AFP) - 19h33 heure de Paris - L'Union syndicale des collaborateurs parlementaires a affirmé lundi que le sénateur PS de l'Isère André Vallini, assigné aux prud'hommes par une de ses anciennes assistantes parlementaires, s'est conduit à plusieurs reprises en "employeur aux méthodes contestables".
M. Vallini, député jusqu'en septembre dernier et chargé de la justice dans l'équipe de François Hollande, est accusé par cette ex-collaboratrice, B., de "licenciement abusif, harcèlement moral et discrimination à l'âge". Il reproche à cette dernière d'avoir causé des "problèmes de plus en plus graves" dans son travail, ajoutant qu'elle était maintenant en "contact" avec ses "adversaires politiques locaux". Les prud'hommmes doivent se prononcer le 14 février.
Dans un communiqué, l'USCP, "principal syndicat des 2.400 collaborateurs de députés", estime que ces arguments constituent "une grossière tentative de manipulation ainsi qu'une volonté de se dédouaner de ses responsabilités d'employeur aux méthodes contestables".
"Nous avons eu l'occasion en trois ans de suivre le licenciement de trois collaboratrices de M. Vallini, deux autres ont même démissionné. Le dossier de B., notre ancienne collègue de circonscription, n'est donc pas un cas isolé de licenciement", écrit l'USCP, affilé à l'Unsa (syndicats autonomes).
"Nous pouvons témoigner que c'est toujours M. Vallini qui a mis fin aux contrats de travail suivant des motifs et un calendrier qui lui étaient propres. La mise au placard de notre collègue B. a même été évoquée lors de l'entretien de licenciement sans que M. Vallini ne nie les faits", ajoute le syndicat.
"Le harcèlement moral ne peut constituer une méthode de management au prétexte de l'exercice de missions de service public", conclut l'USCP.
André Vallini, président du conseil général de l'Isère, avait déclaré dans un communiqué, le 9 janvier que "cette procédure de licenciement qui dure depuis plus d'un an sort curieusement dans la presse en pleine campagne présidentielle".
Il avait assuré avoir proposé à son ex-assistante "à plusieurs reprises de quitter (son) secrétariat parlementaire pour un autre emploi correspondant à son profil".
"Depuis vingt ans, j'ai recruté de nombreux collaborateurs politiques dont la plupart se félicitent d'avoir travaillé à mes côtés pour la rigueur que je leur ai apprise à mettre dans un travail qui nécessite, à mes yeux, d'autant plus d'exigence qu'il est au service de l'intérêt général", avait-il ajouté.

 

Notre communiqué de presse en pdf


Le texte du communiqué :

 

Communiqué de presse du lundi 23 janvier 2011

 

Affaire André Vallini, l’arbre qui cache la forêt !

 

Dans ce milieu où la loi du silence est une des règles d'asservissement des salariés, l'USCP UNSA Assemblée nationale, principal syndicat des 2.400 collaborateurs de députés, a pour objectif de témoigner et de lutter contre les entorses faites au droit social au sein du Parlement.

Toutefois, afin de ne pas nuire au bon déroulement juridique des dossiers des collègues licenciés, nous ne communiquons publiquement qu’exceptionnellement sur une affaire en cours. Il n'en demeure pas moins que nous ne pouvons rester silencieux devant la tentative d'instrumentalisation politicienne faite par M. André Vallini de son conflit avec l'une de ses anciennes collaboratrices parlementaires, dont l’affaire est actuellement en instance de jugement aux Prud'hommes de Grenoble.

Par voie de communiqué de presse, et d'« éléments de langage » envoyés à tous les militants socialistes de son ancienne circonscription, M. André Vallini indique qu'il est l'objet d'une cabale en pleine campagne électorale et que l’on vise François Hollande à travers lui. Il invoque l'intérêt général au fondement de ses méthodes de management dont il explique qu'il en a hérité de son ancienne députée-employeur, Mme Gisèle Halimi... sic.

Nous y voyons une grossière tentative de manipulation ainsi qu'une volonté de se dédouaner de sa responsabilité d'employeur aux méthodes contestables.

Nous devons apporter notre part de vérité au débat concernant le litige qui l'oppose à son ancienne salariée parce que les faits dont nous avons été témoins contredisent chacune des assertions romanesques de M. Vallini.

Nous rappelons que cette affaire concerne des faits antérieurs au début de la campagne électorale, et donc qu'elle n'a pas changé de nature du fait des nouvelles fonctions de M. André Vallini dans la campagne présidentielle.

Pendant cette 13e mandature (2007-2012), nous avons eu l'occasion en trois ans de suivre le licenciement de trois collaboratrices de M. Vallini, deux autres ont même démissionné. Le dossier de B., notre ancienne collègue de circonscription, n'est donc pas un cas isolé de licenciement. Nous pouvons témoigner que c'est toujours M. Vallini qui a mis fin aux contrats de travail suivant des motifs et un calendrier qui lui étaient propres. La “mise au placard” de notre collègue B. a même été évoquée lors de l'entretien de licenciement sans que M. Vallini ne nie les faits.

Le harcèlement moral ne peut constituer une méthode de management au prétexte de l'exercice de missions de service public.

Au contraire, les fonctions représentatives et l'intérêt général supposent une exemplarité des députés dans leurs pratiques du pouvoir, en général, et un respect scrupuleux du code du travail, en particulier.

Les juges tireront les conclusions qui s’imposent le 13 février prochain.


Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 10:25

Première bougie pour la Droite populaire


Le collectif de la Droite Populaire, regroupant une quarantaine de députés UMP se revendiquant comme "anarchistes de droite", a célébré son premier anniversaire, deux jours avant la Fête nationale du 14 juillet, autour de "saucisson", "vin rouge" et autres produits du terroir. Une dizaine de députés UMP ont fait à l'Assemblée un "bilan" de l'action du collectif depuis sa fondation, le 14 juillet 2010, date symbolique pour ces "Gaulois" qui font de la "Nation" et la "laïcité" leurs valeurs cardinales.



Sur le permis à points, la déchéance de nationalité, le droit d'appel de la victime lors d'un acquittement aux assises, la Droite Populaire a "été écoutée mais peut-être pas entendue", ont dit ces élus, parlant d'amendements adoptés mais "rejetés en commission paritaire" ou "flingués par le Conseil constitutionnel". Interrogés sur le sens de l'appel à un apéritif "saucisson, vin rouge", renvoyant aux fameux "apéros saucisson, pinard" des groupes d'extrême droite Riposte Laïque et Bloc identitaire, les députés ont réfuté "toute provocation".



"Ca fait 25 siècles qu'il y a du vin en France! On ne va pas empêcher les gens de boire un coup de rouge, c'est aberrant, c'est du terrorisme intellectuel!", s'est exclamé Jacques Myard, qui se veut le chantre de la laïcité. A ceux qui les accusent de mordre sur le FN, ils répondent : "on existait avant".



Ils ont été interpellés par une poignée d'assistants parlementaires de l'Union syndicale des collaborateurs parlementaires (USCP-UNSA Assemblée nationale), qui ont brandi le premier article de la Constitution, pour "rappeler que la France est une République".

 

AFP 12/07/2011

 

Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 10:20
Après Chantal Brunel et quelques autres... une nouvelle députée condamnée en 2011. Nous "gérons" actuellement une vingtaine de dossiers de licenciements abusifs...
Une députée européenne condamnée aux prud'hommes pour un litige avec son ex-assistante parlementaire

Une députée européenne française vient d'être condamnée par le conseil des prud'hommes de Strasbourg à la suite d'un litige avec son ex-assistante parlementaire. Membre du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, Françoise Castex est sommée de payer à Karima Idir un peu plus de 40 000 euros, dont environ 26 000 euros à titre de dommages et intérêts. La parlementaire, qui a été élue en 2004 et reconduite dans ses fonctions en 2009, a interjeté appel du jugement rendu le 29 mars et dont Le Monde a pris connaissance récemment.
Fait inhabituel, c'est l'employeur – en l'occurrence Mme Castex – qui a saisi les prud'hommes, début juin 2009, pour obtenir la "résiliation judiciaire" du contrat de travail qui la liait à sa collaboratrice. Elle estimait que Mme Idir n'avait pas respecté ses obligations.
Les tensions couvaient depuis trois ans. L'ancienne assistante parlementaire affirme avoir été malmenée à maintes reprises : brimades, réflexions désobligeantes, injonctions contradictoires, etc. Le 10 juin 2009, soit six jours après le dépôt de la requête de Mme Castex, plusieurs assistants à la Délégation socialiste française au sein du Parlement européen ont signé un texte où ils disent avoir constaté l'"état de stress, de désarroi et d'anxiété profonde" de Mme Idir durant la session plénière de mars 2009. Ils ajoutent "avoir eu connaissance d'une série de faits et de comportements à [leurs] yeux inacceptables" de la députée européenne.

"CAUSES PSYCHOLOGIQUES"
"C'est une pétition mensongère et non circonstanciée, rétorque Mme Castex. Les signataires n'ont rien vu car il ne s'est rien passé de tel." La députée explique avoir déposé plainte pour "faux en écritures" et "faux témoignages". Selon elle, sa collaboratrice l'a soumise à un véritable "chantage" et a orchestré une campagne de dénigrement pour nuire à son honneur : "Elle prétendait être victime de harcèlement moral et voulait négocier la rupture de son contrat de travail, moyennant finances."

Dans sa décision, le conseil des prud'hommes a jugé qu'"aucun élément objectif ou fait précis" ne venait étayer les accusations de harcèlement moral portées contre Mme Castex. "La dégradation des relations entre les parties apparaissent relever de causes psychologiques (…) qui ne permettent pas d'être cernées suffisamment pour dégager les responsabilités de l'une et de l'autre", poursuit la juridiction, en concluant : "Il n'est pas possible d'attribuer à Mme Idir une volonté de nuire (…)."

Alors pourquoi Mme Castex a-t-elle été condamnée ? Les prud'hommes indiquent dans leur jugement que sauf exceptions, un employeur est "irrecevable à demander la résiliation judiciaire du contrat de travail". Le fait d'engager une action de ce type "s'analyse en un licenciement sans cause réelle ni sérieuse (puisque intervenu sans lettre de licenciement motivé)". Dès lors, la députée se doit de dédommager son ancienne collaboratrice.
Bertrand Bissuel

Le Monde.fr | 17.05.11 |

Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 11:38
Sénat : A quand un pacte social pour les collaborateurs parlementaires ? Un syndicat des collaborateurs parlementaires dénonce leur situation

PARIS, 25 novembre 2009 (AFP) - L'Union syndicale des collaborateurs parlementaires USCP-UNSA du Sénat a dénoncé mercredi, dans un communiqué, leurs conditions de travail et réclamé un "statut professionnel pour ce métier". 

"Jeudi, le président du Sénat, ancien ministre du Travail, lance un nouveau Pacte social pour la France, en présence du secrétaire général de la CFDT, de la présidente du Medef et de nombreux experts, pourtant, le Sénat ne reconnait toujours pas, en son sein, de droits collectifs aux collaborateurs parlementaires!", s'indigne le syndicat dans un communiqué. "Alors que les intérêts des sénateurs employeurs sont mutualisés, ceux des salariés restent individualisés et précaires", ajoute-t-il.

Pour ce syndicat, "cette carence a des conséquences regrettables pour leurs carrières et conditions de travail, à tous les niveaux : salaires, retraites, mutuelle, logement, heures supplémentaires, précarité des contrats, licenciement, frais de fonctionnement".
Il "déplore l'absence de statut professionnel pour ce métier" et demande "la reconnaissance des droits syndicaux et la mise en place d'une convention collective pour faire vivre, enfin, le pacte social au Sénat".

Les collaborateurs parlementaires sont constitués d'environ 950 assistants parlementaires et d'une bonne centaine de collaborateurs auprès des groupes politiques, a-t-on appris de source parlementaire.

Les assistants sont payés par les élus sur la base d'une enveloppe spéciale mise à leur disposition. Ils sont contractuels de droit privé, alignés sur le statut des très petites entreprises et ne disposent pas de droits collectifs.

Au Sénat, l'USCP-UNSA est le seul syndicat de ces collaborateurs qui ont également deux associations, l'une proche de la gauche et l'autre de la droite.

 
Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 18:14
Le système des frais parlementaires est totalement opaque

Par Emilie Cailleau

Trois députés ont détaillé sur leur blog leur note de frais parlementaires. Une initiative rare, là où règne habituellement une opacité que Jean-François Cassant, secrétaire général de l'Union syndicale des collaborateurs parlementaires, dénonce depuis plusieurs années.

Pour lire l'entretien cliquez ici <

Et sur Google actu :

Dosière : «Comment je dépense mes frais parlementaires»

Le Parisien - ‎Il y a 9 heures‎
Dans le sillage du scandale des notes de frais des députés britanniques, trois députés socialistes ou apparentés ont décidé de rendre publique la façon dont ...

Trois députés sur 577 détaillent leurs dépenses

nouvelobs.com - ‎4 août 2009‎
Sur leurs blogs, trois députés de gauche détaillent à l'euro près leurs dépenses de frais de mandat. Une initiative que les autres ne sont pas prêts à ...

Députés, à vos factures !

Libération - ‎4 août 2009‎
En pleine récession et sur fond de scandale en Grande-Bretagne, les citoyens supportent de plus en plus mal la légèreté des élus dans l'utilisation de leurs ...

INDISCRET : Que font les députés de leurs indemnités ?

lesindiscrets.com - ‎4 août 2009‎
Trois députés socialistes ont décidé de publier sur Internet le détail de l'utilisation de leurs 5837 euros d'indemnités représentatives sans réveler ...

Les députés restent discrets sur leurs notes de frais

L'Expansion - ‎4 août 2009‎
Les parlementaires français seraient discrets sur leurs notes de frais, d'après Libération qui a consacré une enquête à ce sujet. Cette enquête fait suite à ...

Ce que les députés font de leurs frais de représentation

Le Figaro - ‎4 août 2009‎
Tous les mois, les députés touchent 5.837 euros pour couvrir les frais liés à leur activité parlementaire, 9.021 euros pour rémunérer leurs collaborateurs, ...

Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 21:32
Les petits secrets des députés...
indemnités parlementaires

Edito : Clarté
Députés à vos factures !
Les dépenses à la moulinette
Au Royaume-Uni
En Italie

[NDR : Le secret des secrets c'est bien "l'enveloppe collaborateur". Près de 9.000 €/mois, complètement oubliés dans l'enquête de Libération... et les efforts de transparence des députés...]
Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 19:57
Libération réalise ses devoirs de vacances.... une série de 5 portraits de personnages dans l'ombre des élus [NDR : celui sur notre collègue Kamel Hamza est le plus intéressant]

Poisson pilote de François Hollande pêché en eaux corréziennes
Dans l’ombre des élus (1/5)
Bernard Combes, homme de confiance et maire de Tulle
Par François Pradayrol

Chauffeur et successeur, confident et suppléant, envoyé spécial permanent sur ses terres  : voilà maintenant six ans que Bernard Combes, 49 ans, nage dans les eaux de la politique corrézienne dans le rôle du poisson pilote de François Hollande. A l’époque, le proviseur adjoint au collège Georges-Clemenceau de Tulle n’avait même pas sa carte au Parti socialiste et se tenait à l’écart du marigot politique (...) Lire la suite de l'article Politiques 28/07/2009


De La Courneuve à la cour des grands
Dans l’ombre des élus (2/5)
Kamel Hamza, attaché parlementaire d’Eric Raoult
Par Frédéric Le Lay

Le banlieusard et le tonton flingueur. Kamel Hamza et Eric Raoult. Qui se douterait que derrière l’un des barons de l’UMP se cache un assistant parlementaire enfant de la Courneuve, au parcours aussi improbable que le duo qu’il forme avec Raoult ? Illustration parfaite d’une génération à laquelle personne n’a cru (....)

Au hasard d’une réunion pendant la campagne présidentielle de 2002, Kamel Hamza, alors militant chiraquien, fait part au bientôt réélu député-maire du Raincy de sa volonté de s’engager. Coup de bol, celui-ci forme justement une nouvelle équipe : à 34 ans, il devient son assistant parlementaire, officiellement «collaborateur de député», un joli terme pour une fonction en réalité un peu fourre-tout. Et habituellement réservée aux jeunes couteaux.

«Terrain». Relais en circonscription, un assistant à l’Assemblée joue aussi au député : indirectement, avec les notes et résumés des courriers et travaux parlementaires qu’il transmet à Raoult ; plus directement lorsqu’il rédige lui-même les argumentaires des interviews, les discours, les amendements et propositions de loi. Jusqu’à remplacer parfois son élu lors des réunions. Mais pas de quoi s’emballer non plus : au quotidien, c’est plutôt avec les collaborateurs, et non les élus, que l’assistant traite. «Je n’ai pas Copé tous les jours au téléphone, reconnaît-il. Il faut être honnête, c’est un boulot répétitif. J’ai pas envie de faire ça toute ma vie ! Mais on est au cœur de la politique et de son apprentissage.»

Côté profil, de l’aveu même de Raoult, l’assistant est «soit un jeune mec bardé de diplômes qui reste dans son bureau toute la journée à écrire des notes pour le député, soit quelqu’un qui est capable d’aller sur les lieux, de prendre la température». A désormais plus de 40 ans, Kamel Hamza fait partie du second groupe : «Sa grande école, c’est le terrain», résume Raoult.

Hamza, le fils d’exilé algérien, découvre lors de ses études d’économie à la Sorbonne que l’aide qu’il aurait dû trouver à gauche, cette gauche qu’il croyait gravée dans ses chromosomes et à laquelle il accordait son vote, c’est la droite tant diabolisée qui la lui apporte. Et derrière, déjà, il a l’ambition de s’extirper de sa condition. «On a droit au beau», dit-il. Pour lui, ce sera donc les ors de la République et… la gomina.

A ceux qui, au vu du pedigree très droitier de Raoult hurleraient à la récupération, il réplique : «Quand on se lance tout seul, on nous dit "tu n’es pas mûr" et quand on travaille avec quelqu’un, on nous dit "t’es récupéré". Mais on est tous des récupérés de service…» Même pas catalogué comme petit beur, lui dont le père a combattu aussi bien pour la France que pour le FLN avant d’émigrer et devenir gérant de café, puis éboueur ? «Sept ans que je suis avec Eric Raoult. Si c’était ça, non seulement on m’aurait plus mis en avant, mais, surtout, j’aurais été viré.» Leurs rapports sont fondés sur le respect, pas forcément le consensus : «Il faut prendre sur soi, parce qu’il y a deux solutions : soit je peux l’ouvrir et tout faire tout seul, soit je compose avec les gens.» Admettant qu’il n’est totalement d’accord avec son député que sur 60 % des sujets, le quadra préfère parler de rapport gagnant-gagnant : Raoult l’aide à se construire une légitimité politique.

«Clientélisme».«Entre mon arrivée et maintenant, c’est le jour et la nuit. Avant j’exécutais, maintenant je conseille.» Il connaît désormais les attentes de son député. Plus de latitude, donc, et désormais une voix que le maire du Raincy écoute : «Il s’est assagi, a un meilleur contact avec les minorités, et je pense que j’y suis pour quelque chose…» Des compétences qui attisent l’ambition : «C’est évident que je vois plus loin», dit Hamza. Il s’est frotté aux urnes par trois fois : cantonales, législatives et municipales dans son bastion de La Courneuve. Trois échecs. Écœuré, il lâche : «On est face à un conservatisme qui est à chier. Derrière chaque porte que l’on ouvre, un mur.»«Dans la politique en général, et même à l’Assemblée, il y a le réseau des cathos, des juifs, et nous, on est les derniers.» Selon lui, «La Courneuve, c’est le royaume du clientélisme de gauche». Aurait-il oublié que Le Raincy est celui du clientélisme de droite ? Il n’abandonne pas pour autant : «Avec mon job et ces scrutins, j’acquiers une légitimité. Ce que certains ont mis vingt ans à acquérir en terme de visibilité, moi, ça m’a pris sept ans.»«Je suis connu. Maintenant je dois être reconnu.»

Prochaine étape : un poste de conseiller général, en 2010, pour celui qui, à défaut d’être maire, est conseiller municipal de La Courneuve. «Il doit voler de ses propres ailes, c’est nécessaire», déclare Eric Raoult, lui-même ancien assistant parlementaire. Hamza admet qu’il devrait se repositionner s’il veut réussir à entrer à l’Assemblée, et éviter de rouvrir ce que l’on devine comme une blessure : «Le seul regret que j’ai, c’est de ne pas encore être député. Lorsque je le remplace [Raoult], je sais que j’en suis capable. Et quand je me retrouve face à Goldberg [le socialiste gagnant des législatives, ndlr], je peux pas m’empêcher de penser : "Pourquoi je suis pas à sa place ?"»
Lire l'article en entier Politiques 29/07/2009


A l’Assemblée, accro à Ayrault and co
Dans l’ombre des élus (4/5)
Olivier Faure, secrétaire général du groupe PS au Palais Bourbon.
Par Lilian Alemagna

En bretelles noires et chemise blanche, Olivier Faure a plus la panoplie du trader que celle d’un secrétaire général. Pas de cravate, pas de veste de costume. A moins que ce ne soit à cause de la chaleur de juillet qui pèse dans les couloirs de l’Assemblée nationale. A 40 ans, ce fils d’un agent des impôts rhônalpin et d’une infirmière vietnamienne est, depuis 2007, le secrétaire général du groupe «socialiste, radical, citoyen et divers gauche» au Palais Bourbon. Celui qui, avec ses conseillers parlementaires, pilote l’ensemble des dossiers pour le groupe, en collaboration avec le président des socialistes à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault. «On tient la maison», dit-il «Notre boulot est de préparer tout le travail du groupe» : gérer les nominations dans les commissions, définir les tactiques et stratégies à mener face à la majorité, aider les élus dans la préparation, la décision et l’écriture des textes législatifs. Travail de fonctionnaire ? Pas vraiment… Plutôt de l’accompagnement. «Les collaborateurs dépiautent les dossiers, les élus choisissent», explique cet amateur de cigares, né à Grenoble mais qui a grandi dans la région d’Orléans. Malgré un discours aux faux airs technos, il n’a fait ni l’ENA, ni Sciences Po. En poche, un DEA en droit et sciences politiques (...) Lire la suite de l'article Politiques 30/07/2009


Amarré à Amara
Dans l’ombre des élus (3/5)
Mohammed Abdi, conseiller spécial de la secrétaire d’Etat.

On dit de lui que sa présence provoque le silence quand il entre dans la même pièce que Fadela Amara. Que sa force de persuasion envoûte l’actuelle secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, qu’il suit depuis plus de vingt ans. Sur l’organigramme du cabinet, Mohammed Abdi est «conseiller spécial auprès de la ministre». D’autres le qualifient de «gourou», d’«homme d’influence», de «ministre bis» Il réfute les termes : «J’ai simplement le privilège de pouvoir lui parler très franchement.» (...) Lire la suite de l'article Politiques 30/07/2009


Là où l’herbe est plus Woerth
Dans l’ombre des élus (5/5)
Sébastien Proto, directeur de cabinet du ministre du Budget.
Par Lilian Alemagna

A la lecture de son CV (Sciences-Po, Essec, ENA, Inspection des Finances…), on s’attend à voir un crâne d’œuf à la tête bien pleine. Une caricature du type qui enchaîne les termes compliqués pour vous expliquer son action et son rôle de directeur de cabinet auprès d’Eric Woerth, ministre du Budget. Surtout quand on dit que Sébastien Proto a tout juste 31 ans, et qu’il est le plus jeune «dir cab» du gouvernement (...) Lire la suite de l'article Politiques 01/08/2009

Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 10:37
Économie
Une rupture de contrat pas aussi amiable qu’elle en a l’air
Ce dispositif, qui permet de résilier son contrat d’un commun accord avec l’employeur, ne garantit pas une séparation en bons termes.

La rupture à l’amiable est un succès. Avec 67 000 procédures homologuées depuis sa mise en œuvre en août 2008, dont 13 300 en mars, la «rupture conventionnelle» semble séduire salariés comme employeurs. (...)

Bisounours. Après huit mois d’application cependant, le conte de fées d’une séparation «bisounours» a fait long feu. Et les motifs de son utilisation paraissent désormais quelque peu éloignés de son but d’origine. La rupture «à l’amiable» semble ainsi utilisée de façon récurrente comme un licenciement déguisé. «La totalité des cas que j’ai traités concernent des conflit classiques, type harcèlement, non paiement de salaire ou rupture de confiance, explique l’avocat Emmanuel Mauger. (...)

Luc Peillon dans Libération du 30/05/2009

Vous pouvez lire l'article dans sa totalité ici

Sur le même sujet dans Libération de samedi-dimanche :
«Ma chef préparait le terrain à un licenciement»
Le chômage flambe encore

Un autre article passionnant :
L'insomnie reine de la nuit

[Le commentaire syndical arrive... NDR]

Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 13:41
Politiques
Députés : l’opacité du forfait bloqué

C’est sûr, le scandale des notes de frais des députés britanniques ne pourrait pas survenir en France. Et pour cause : les parlementaires nationaux perçoivent une indemnité forfaitaire dont l’usage n’est pas contrôlé. Donc pas de notes de frais à se faire rembourser… N’empêche : le système brille par son opacité. Pour tenter d’éclaircir la question, Libération a interrogé plusieurs députés qui ont tenté de jouer la transparence.

Député (PS) du Finistère, Jean-Jacques Urvoas explique qu’avec l’indemnité représentative de frais de mandats (IRFM), il «rembourse les emprunts contractés pour acheter [sa] permanence», mais aussi différentes dépenses : «L’eau de la permanence, EDF, des chaises, mes nuits d’hôtel quand je suis à Paris.» Les notes de taxis, les frais de restaurant et de courrier, la location d’une photocopieuse, entre autres, sont aussi payés sur cette enveloppe globale. Yves Cochet (Verts, Paris), lui, use de ce «bas de laine pour entretenir yvescochet.com, un beau site Internet sur lequel on a rajouté plein de mégaoctets pour avoir des podcasts». Et Martine Billard (Verts, Paris) s’en sert «pour publier Espace Vert, notre journal de circonscription, et aussi pour donner un coup de main à des actions d’associations.»

Costumes. Jean-Jacques Urvoas avoue lui avoir eu un souci d’ordre vestimentaire… et moral à propos de ses costumes : «Car des costumes, j’en achèterais de toute façon, même si je n’étais pas député. Mais pas forcément autant, et pas forcément les mêmes, puisque comme député, je ne peux pas me permettre de me balader dans ma circonscription habillé en souillon.»

A ses yeux, le système est néanmoins un rien perverti : «Pour un député élu depuis longtemps, qui a fini de rembourser sa permanence, c’est tout bénef. Plus vous êtes vieux dans la fonction, plus vous avez de pognon à dépenser. Même si, par rapport aux Anglais, ce n’est pas un puits sans fond.»

Constat identique chez Martine Billard : «Lorsque vous n’êtes plus élu, la permanence vous revient en nom propre. Ce n’est pas moral mais c’est légal !» Autres dérives, selon elle : «Certains piochent dans le crédit "collaborateurs" pour embaucher leur femme ou leur enfant. Cela a été encadré puisque cela ne peut dépasser la moitié de cette enveloppe. Mais comme il y en a qui emploient aussi leur maîtresse ou leur copine, c’est difficile à vérifier.» [Bravo à Martine Billard qui pointe un des véritables problèmes. Ce crédit collaborateur est une vraie passoire. Petit correctif : chaque salaire familial ne peut dépasser la moitié de l'enveloppe, mais l'élu a le droit d'en avoir un 2e à hauteur de l'autre moitié du crédit ! Source les Affaires financières de l'Assemblée nationale cette semaine... NDR]

Sur le ton de la plaisanterie, Yves Cochet dénonce son collègue François de Rugy, député Verts, comme lui, de Loire-Atlantique, qui emploie sa femme sur son crédit collaborateur. Lequel confirme qu’il avait embauché sa compagne pendant un an à mi-temps et «que cela ne [le] choque pas vu qu’elle faisait un vrai boulot en éditant [son] journal de député.»«Et puisque Cochet m’a balancé, rigole-t-il, je peux dire que lui n’a plus de permanence. Quand tu es député de Paris, tu peux recevoir à ton bureau à l’Assemblée et te servir du téléphone, ça fait autant d’économies.» Mais il y a plus grave, selon de Rugy : «J’ai entendu l’histoire d’un député qui avait engagé sa fille et qui l’obligeait à lui reverser une partie de son indemnité.»

Obscur. L’usage de l’IRFM, qui permet donc de régler les dépenses liées à la fonction, est, selon Christophe Caresche, député (PS) de Paris, difficile à vérifier : «Là-dessus, les contrôles sont assez fictifs. Et la frontière entre les dépenses liées au mandat d’élus et les dépenses personnelles sont poreuses. La seule autorité qui pourrait mettre son nez là-dedans, c’est le fisc. Mais la séparation des pouvoirs fait que l’administration ne se lance pas volontiers dans de tels contrôles…» La protection des élus empêcherait, selon lui, un scandale à l’anglaise : «En France, aucune loi ne permet à un journaliste ou à un citoyen de demander des comptes à l’Assemblée nationale. Ça n’existe pas.» Mais il regrette aussi le caractère obscur de la situation : «Quand vous arrivez à l’Assemblée, personne ne vous explique ces trucs-là. C’est un non-dit, qui montre tout de même l’opacité du système.»

Pour le député souverainiste de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, cette enveloppe «n’est pas exagérée pour un député qui travaille vraiment dans sa circonscription». Et il n’imagine pas ses collègues jouer avec le feu : «Un scandale semblable à celui qui secoue le monde parlementaire britannique me semble impossible en France pour les parlementaires les plus sérieux.» Selon Jérôme Chartier, député (UMP) du Val-d’Oise, «l’indemnité forfaitaire nous évite un système kafkaïen qui serait fondé sur le remboursement des frais réels». En tout cas, pas de risque, à ses yeux, de contagion anglaise : «Là-bas, ils sont victimes d’un système que nous avons connu jusqu’en mars 1988, quand les comptes de campagne n’étaient pas strictement contrôlés. Depuis, le risque d’être invalidé ou déclaré inéligible est tel que les élus doivent se montrer extrêmement rigoureux dans leurs comptes. Cela a induit un changement radical de comportement et c’est une excellente chose.»

Pour améliorer le système, des solutions existent. François de Rugy : «Il y a une grande inégalité entre députés. Ceux qui ont une grande circonscription font exploser le compteur kilométrique et les frais de déplacement. On devrait moduler l’IRFM en fonction de ce critère.» Autre inégalité pointée par Benoist Apparu, député (UMP) de la Marne : «Si on est député et président d’un exécutif qui coïncide plus ou moins avec sa circonscription, c’est beaucoup plus facile car les frais liés aux deux mandats se confondent très souvent. Inutile d’avoir une permanence de député quand on reçoit les mêmes électeurs dans son bureau de maire. Le principe de l’indemnité forfaitaire n’est donc pas forcément équitable, mais il a le mérite de la simplicité.» [et de l'opacité ! NDR]

Service politique 30/05/2009

Sur le même sujet dans Libération de samedi-dimanche :
Regard
«Sarkozy pourrait faire des voyages plus économes »
Les notes salées des collectivités locales
L’UE, plus stricte
Vent (de) frais sur Westminster

Par USCP UNSA AN - Publié dans : Revue de presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Agenda en ligne

Facebook...

Il existe un groupe USCP UNSA sur :
- facebook   USCP UNSA
- Copains d'avant

Google Groupes
USCPUNSAAN
Visiter ce groupe

Recommander à...

Lien syndication (RSS) W3C

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés