Conférence

Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /2006 09:00
Extrait du texte de présentation du blog spécifique
A l'occasion du colloque sur le métier de collaborateur parlementaire et de sa création il y a 30 ans, je vous propose d'utiliser ce blog pour ouvrir un espace d'échanges entre les citoyens et nous, collaborateurs parlementaires de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement européen.
Cette profession méconnue est pourtant essentielle aux rouages de la République... Je vous propose aussi de mieux appréhender les 2.100 assistants de l'Assemblée (pour 577 députés et seulement 1.000 fonctionnaires), les 1.000 collègues du Sénat...
C'est par exemple pour les 2/3 une collaboratrice en province, alors que nous avons l'image d'un collaborateur parisien...

Ce colloque organisé mardi 13 juin 2006 aura lieu toute la journée au Sénat. Vous pouvez prendre connaissance du programme et des autres documents à la rubrique le wiki du colloque

Liste_des_intervenants    liste_des_organisations     Intervention du Secrétaire général
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /2006 09:00
Nous étions invité à la conférence-débat sur le thème : « Faut-il un statut unique pour les collaborateurs d'élu ? » organisée par l'ISMAPP.
Animée par : Laurence Lemouzy, Directrice des enseignements de l'ISMAPP ;
Sous la présidence de : Thierry Mariani, député du Vaucluse ;
Charles Gautier, Maire de Saint-Herblain et Sénateur de Loire-Atlantique ;
Hervé Poulet, Directeur général de l'ISMAPP ;
Déborah Pawlik, Présidente de l'association des anciens de l'ISMAPP ;
Présentation des ouvrages de : Jean-François Vigier, « Le nouveau statut des collaborateurs de cabinet - Une entreprise artisanale de lobbying » / Jean-Philippe Arrouet et Patrick Bouchardon, « Le statut des collaborateurs de cabinet » ;
En présence de : Franck Laugier, Président de l'association CollCab et Erwan Huchet, Président de l'Association des Directeurs de cabinet de collectivités à direction socialiste et républicaine...
Mercredi 11 octobre - 18 heures à l'ISMAPP : 80, rue de Taitbout - 75009 Paris - Métro : Saint Georges (12) - [Face aux bureaux de l'inspection du travail dont dépendent les salariés (privés) de l'Assemblée nationale !]

Nous avons eu l'occasion — avec Flora Bonnet, présidente de l'AGAP — d'annoncer la parution des actes du « Colloque des 30 ans de la création des collaborateurs parlementaires » et de valider le principe de la création d'une structure fédérale regroupant l'ensemble de nos organisations. En réponse à une question sur le couplage naturel statut de l'élu, statut du collaborateur d'élu, j'ai oublié d'insister une fois encore sur le nécessaire bilan social annuel des institutions politiques...
Florence Faye de l'USCP-UNSA Sénat, indisponible, m'avait demandé de représenter son organisation, un rendez-vous commun avec l'ISMAPP est envisagé très prochainement.

ISMAPP
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /2007 09:00
Madame, Monsieur l’assistant-e parlementaire, Cher-e collègue,

En ces temps de campagnes électorales partisanes, nous devons maintenir cet esprit de solidarité et de convivialité qui permettent de vivre et d’imaginer des jours meilleurs…

Après l’obtention du statut cadre et de la prime d’ancienneté, la « galette 2006 » fut placée sous les auspices des licenciements prévisibles de 2007… La réunion de questure du printemps 2006 à été l’occasion de rappeler cette obligation impérieuse de ne pas laisser, une fois de plus, des collègues licenciés, seuls, sans aucun plan social individuel ou collectif !
A 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, nous attendons encore les mesures d’accompagnement envisagées par l’Assemblée nationale…

La « galette 2007 » est donc l’occasion de présenter quelques unes des pistes envisagées par notre organisation : bilan de compétence, validation des acquis de l’expérience (VAE), actions judiciaires individuelles et collectives… avec des spécialistes dans chacun de ces domaines :
- Laurence  Lemouzy, directrice pédagogique de l'Ismapp, qui développe un module de Validation des Acquis de l'Expérience spécifique à nos professions ;
- Guillaume Courty, maître de conférence en sciences politiques à l’Université Paris X, qui travaille aussi sur un module de VAE ;
- Joëlle Espinoza, directrice de JE Conseil et spécialiste du bilan de compétence ;
- Me Philippe Rozec, avocat spécialisé en droit social ;
- Jacque Bory, trésorier de l'Unsa nationale.

Cette campagne électorale et ses conséquences sur notre profession, nous incitent à vous rappeler que votre adhésion à notre organisation est nécessaire et utile. Vous pouvez adhérer ou ré-adhérer pour l’année 2007. Nous vous rappelons que notre fichier est strictement confidentiel.

Bien cordialement,


Coupon réponse « Galette 2007* » à nous retourner par télécopie
au 01 40 63 95 92 ou par mail uscpunsa@tiscali.fr
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❏  Assistera à « la galette » du mercredi 31 janvier 2007 à 13 heures 30

❏  Souhaite adhérer à l’USCP UNSA AN pour l’année 2007


* Le lieu sera précisé ultérieurement en fonction du nombre de participants


Bulletin d'adhésion 2006-2007 pdf
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /2007 09:00
Intervention de Jean-François Cassant, Secrétaire général de l'USCP UNSA AN

Je me présente parce que je constate une présence plus forte des collaborateurs du Sénat que de l’Assemblée Nationale. Je suis Jean-François Cassant. Je suis l’équivalent à l’Assemblée nationale de Florence Faye (Secrétaire général de l'USCP UNSA Sénat) ; je suis le Secrétaire général du syndicat des collaborateurs parlementaires de l’Assemblée nationale.

Nous arrivons aux mêmes conclusions à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Je n’ai rien à retrancher, rien à rajouter, si ce n’est dire que je trouve Mme Michèle André, Présidente de l’association qui gère les collaborateurs du Sénat très courageuse de s’exprimer. Sa situation n’a pas l’air simple, et je la comprends très bien puisque je suis personnellement de l’autre côté du Droit, en défendant des collègues à l’Assemblée nationale qui se font licencier. Cela n’est pas facile. C’est même parfois douloureux. Je n’étais pas formé à voir des gens entrer dans mon bureau en me disant : « J’ai reçu une lettre de mon député et dans cinq jours j’aurai un entretien préalable de licenciement. Que dois-je faire ? » Je n’ai pas été formé à l’encadrement psychologique, à l’encadrement juridique et médiatique, puisqu’une part de notre démocratie, qu’elle soit sociale ou politique, est tenue par l’opinion. Un certain nombre de nos dossiers ont été mis devant l’opinion publique et ce, en dehors de notre volonté initiale. Nous cherchons la plupart du temps à obtenir une indemnité transactionnelle, c’est-à-dire que les collaborateurs ne soient pas une simple variable d'ajustement de la vie politique. Parceque cette situation est inacceptable. Il faut mentionner cela en préambule de toute amélioration du statut.

De la même façon le collaborateur parlementaire ne peut pas être le Tiers-État des Institutions. Les élus ont une onction législative et républicaine imparable. En tant que collaborateur, je n’ai pas l’ambition de prendre la place de l'élu, même si parfois je peux signer à sa place, même si je peux être ses mots. Je ne suis pas l’élu, et je ne suis pas non plus le fonctionnaire, qui lui, a une onction par le concours.

Qui suis-je ? En définitive, pas grand-chose. Je ne suis pas dans le règlement. Lorsque je suis au Sénat, et j’aimerais que l’on puisse l’obtenir à l’Assemblée nationale, j’ai l’avantage de pouvoir bénéficier annuellement d’un bilan social. Je souffre à la vue de la législation produite par nos deux Assemblées, et la capacité qu’ont les élus et certains fonctionnaires de nos deux Assemblées, à s’abstraire du Droit. Des lois merveilleuses ont été votées en France. Nous le savons, nous les produisons. Mais par exemple, les tickets-restaurant, mesure merveilleuse votée en 1976, n’a été applicable qu’en 1998 à l’Assemblée nationale. On assiste à une sorte de déformation de l’espace-temps, qui me permet d’espérer l’application des trente cinq heures dans les deux Assemblées à l’horizon 3000 dans le meilleur des cas.

Le bilan social, c’est un élément très important. Il est par exemple réalisé à la mairie de Nantes. C’est une mairie où l’on connaît les salaires, le nombre de femmes enceintes, le nombre de démissions, le nombre de contrats, de travailleurs précaires. On connaît les chiffres annuellement, et cela permet d’obtenir une sorte d’indice d’évolution de nos structures. Puisqu’on parle de modernité, de démocratie, mettons en place des instruments. Nous avons, dans nos Institutions, l’intelligence et les moyens pour mieux connaître la situation des collaborateurs. Je dis qu’ils sont 2 100. M. Debré ne connaît pas lui-même le nombre de collaborateurs parlementaires à l’Assemblée nationale. Lui-même, comme Président, bénéficie de plus de collaborateurs qu'un simple député. Et ses collaborateurs sont d’ailleurs régis par des contrats de droit public. Le bilan social est pratiqué au Sénat. Il s’agit d’un « mini bilan social ». Mais avoir un bilan de toutes les Institutions, jusqu’à la Présidence de la République me semble quelque chose de sain. La Mairie de Paris devrait également s’y atteler. C’est une obligation légale pour les entreprises cotées en Bourse. Il n’y a aucune raison que nous ne nous appliquions par cette excellente mesure de transparence et de démocratie sociale.

Je voudrais revenir sur deux interventions entendues aujourd'hui : celle M. Bourg-Broc et sur celle du Président du Sénat, M. Poncelet. Je trouve que l’on est face à un décalage absolu, entre la fonction effective et l’idée que s’en fait le plus haut dignitaire, c’est-à-dire le Président du Sénat. Il nous a dit : « votre emploi est très précaire. Si vous voyez que vous vieillissez, que vous flanchez un peu, vous êtes tout d’abord très certainement une femme, puisque je n’ai entendu que le terme d’ “assistante”, alors courez vite passer des concours ». Cela me paraît incroyable, méprisant, de conseiller à des gens qui travaillent pendant des années à votre service d’aller voir ailleurs. Si le statut du collaborateur n’existe pas, c’est parce que l’élu lui-même n’a pas encore décidé de légiférer sur son statut.
Les parlementaires ne se soucient pas véritablement de l’avenir de leurs collaborateurs. Nos Institutions l’ignorent peut-être encore, mais le marché du travail connaît un chômage de masse qui concerne un certain nombre de collaborateurs de l’Assemblée nationale et du Sénat. Je conseille effectivement à mes collègues de faire des bilans de compétence plutôt que d’aller voir le conseiller ANPE qui risque d’être surpris. Si un député est réélu, je trouve qu’un collaborateur a tout à fait le droit de retravailler dans ces Institutions. Il y a autant sa place dans la durée que le député.


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