Vendredi 11 avril 2008
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Communiqué de presse du vendredi 11 avril 2008
Condamnation de Mme Ségolène
Royal hier ; audition de M. Manuel
Aeschlimann, par la Brigade de répression de la délinquance ; scandale des rémunérations fantômes au Parlement européen (1). Les journaux comme les
palais de justice sont remplis de personnalités politiques soupçonnées ou condamnées pour des affaires liées au non respect du droit du travail à l’Assemblée nationale. Et ce n'est pas parce que
ces affaires paraissent courantes qu'elles n'en sont pas moins graves.
A l'Assemblée nationale les 2.100 collaborateurs parlementaires subissent plus qu'ailleurs les résultats des comportements "voyous" : droits salariés bafoués, contrats précaires, rémunérations
insuffisantes, discrimination salariale homme-femme, menaces contre les femmes enceintes, harcèlement moral et sexuel conduisant à des tentatives de suicide, heures supplémentaires non rémunérées,
licenciements minutes ou sans motif, absence de plan de licenciement, crédit collaborateur détourné de sa finalité, droit syndical méprisé... C'est tout le catalogue des mauvaises pratiques
sociales qui s'applique dans cette maison ! Et l’une des raisons pour laquelle, il y a en ce moment une douzaine de licenciement en cours…
Par leur inaction chronique dans ce domaine, les autorités politiques et administratives de l'Assemblée nationale sont des complices objectifs de ces affaires. Depuis des années ils savent, mais ne
font rien, pour mieux encadrer et informer les élus. Pas responsable et pas coupable... c'est ainsi que l’image de la classe politique se trouve salie et décrédibilisée. La confiance, ciment
nécessaire à la démocratie, ne garantit plus la solidité de l'édifice.
Depuis des années, nous demandons ; qu'à côté du statut de l'élu, soit créé un véritable statut du collaborateur politique ; qu'une convention collective soit mise en place ; qu'un bilan social
annuel de l'Assemblée nationale soit publié... Toute chose conventionnelle sur le territoire national, mais impossible à l'Assemblée, comme si les élus bénéficiaient d'un statut spécifique
abolissant le droit social... Nous sommes pour l'abolition de notre triste privilège : celui d'être des salariés encore plus mal traités au Parlement que dans le reste de la société française !
Les organisations de collaborateurs seront reçues la semaine prochaine par la questure de l'Assemblée, réunion annuelle initiée en son temps par l'ancien Questeur, Claude
Gaillard. Nous
faisons un rêve : 33 ans après la création de la profession de collaborateur, 10 ans après la création du premier syndicat des collaborateurs en son sein... les Questeurs nous annoncent enfin un
plan ambitieux de mise aux normes sociales de la plus prestigieuse institution de la République : l'Assemblée nationale.
(1) Condamnation ou jugement de M. Dominique
Paillé (conseiller spécial de l'Elysée), de M. Christian
Pierret (ancien ministre) ou de Mme Christiane
Taubira...
Dépêche AFP
Brève dans
Libération de samedi-dimanche
Témoignage :
Il est en effet grand temps qu'un vrai contrôle soit mis en place pour faire cesser les pratiques de nos chers élus de la Nation.
Je suis assistante parlementaire et je témoigne ici sur ce que n'hésite pas à faire mon député.
Non paiement des heures supplémentaires, menace de licenciement, suppression de prime, contrat fictifs pour empocher le reliquat de l'enveloppe collaborateur en plus du reliquat autorisé, licenciement économique déguisé pour recruter des stagiaires, sous rémunéré, non encadré et assurant le travail d'assistant, tout cela sous le regard complice des autorités administratives de l'Assemblée nationale.
Un bilan sur le nombre de CDD mis en place chaque fin d'année pourrait "peut-être" en dire long sur les méthodes de nos parlementaires.
Alors, oui, il est impératif que ces comportements voyous cessent !!!
Merci à ceux qui se battent pour nous !
Ancienne attachée parlementaire, j'ai moi même subi un harcèlement sexuel et moral de la part du député qui m'employait. Celui-ci menait une vie de bon père de famille "respectable" en circo et se lâchait à Paris (ce que j'appelle le syndrôme du représentant de commerce). Il m'a déclaré sa flamme, m'a offert des cadeaux, m'a emmenée au restau et au cabaret. Il a fini par me proposer de l'accompagner en mission à l'étranger. Mais là, ses espoirs de conclure ont été déçus. Résultat, il a cessé de m'adresser la parole du jour au lendemain et m'a virée un mois et demi après le retour de mission sans autre forme de procès. J'ai tout de même perdu mon CDI à l'Assemblée parce que Monsieur n'a pas obtenu ce qu'il voulait. Lamentable. Et d'après ce que je viens de lire, toujours d'actualité...
Merci de briser la loi du silence qui prévaut à l'Assemblée, merci de défendre les assistants parlementaires qui, chaque jour, font les frais des comportements voyous de leurs députés !
même au Parlement Européen ça "swinge" pas mal !
Surtout de la part d'une élue qui maintenant siège chez vous à Paris en abandonnant son mandat européen avec de viles excuses et au passage, en flinguant son assistant avec des motifs hypocrites.
Votre excellent quotidien LIBERATION en a parlé. Lisez, c'est terrifiant !!! Votre collègue n'a jamias reçu le moindre avertissement, contrairement à ce qui est raconté dans l'article.
Bonne chance à tous !
Jan
LIEN ARTICLE LIBERATION
http://www.liberation.fr/actualite/societe/319941.FR.php
(écrivez comme moi au journaliste! pour les commentaires c'est hélas, trop tard. le quotidien laisse "vivre" les commentaires 48hmaxi)
certe certaines pratiques sont contestables voir ignobles et je partage sur certains points les histoires de chacun
vous parlez de rencontres prochaines qui permettront de faire avancer les choses...
quant à t-il été réellement parce que depuis 1 an je n'ais rien vu évoluer
bien à vous