Mardi 28 novembre 2006
Brèves de la semaine du 20 au 26 novembre 2006, 29 semaines avant la 13e législature...
« Sur le marché du travail, on est vieux de plus en plus jeune » : Sonya Faure de Libération, interroge Jean-François Amadieu, directeur de l'Observatoire des discriminations. Il présente le premier baromètre national des discriminations à l'embauche. « Quels sont les grands enseignements ? Les critères les plus discriminants sont l'âge et l'origine. Un candidat de 48 à 50 ans reçoit trois fois moins de réponses positives que le candidat de référence âgé de 28 à 30 ans. J'ai abaissé le critère d'âge à 48 ans, et non plus 50, sans que le résultat change. C'est alarmant : sur le marché du travail, on est vieux de plus en plus jeune. L'âge est bien plus discriminant pour les cadres que pour les soudeurs, cuisiniers, ouvriers... Pour ses postes de responsabilité, l'entreprise est totalement dans le jeunisme. Même chose pour un candidat au patronyme maghrébin : il a trois fois moins de chances qu'un candidat au nom « bien français » d'être reçu en entretien. Depuis 2004, on savait déjà qu'il recevait cinq fois moins de réponses pour un emploi de commercial... Là encore, les postes de cadres sont particulièrement discriminants : six fois moins de réponses positives qu'un candidat d'origine française. C'est très inquiétant : on pouvait imaginer que le diplôme protégerait contre la discrimination, il n'en est rien. Et même dans des cas où les employeurs ont un fort besoin de main-d'oeuvre (les commerciaux en Ile-de-France par exemple, un métier où vous pouvez trouver un emploi en une semaine), ils discriminent encore. »...
Et un article sur le même sujet de Cécilia Gabizon, lu dans Le Figaro.

« Pour Total, la Suisse est un vrai paradis social » : Le pétrolier y domicilie près de 400 cadres, exempts de cotisations en France... par Grégoire Bizeau, article à lire dans le journal Libération. Avec son corollaire, l'article « Une fraude de plus en plus sohistiquée » par Nicole Pénicaut.

• France 24 : la chaîne info en grève
: Le spot de lancement de la chaîne internationale France 24 est incroyablement lié au social... Mais la chaîne doit déjà faire face à un mouvement de grève...


• Souscription (suite 1) : Nous remercions le geste de solidarité du syndicat Cgt de l'Assemblée nationale qui nous fait un don de 100 € ! Si vous souhaitez faire un don cliquez.

Brèves de la semaine du 13 au 19 novembre 2006 :
• Conception, fabrication et tractage sont les piliers du militantisme :
A la suite du courrier de la Questure confirmant sa décision de ne pas nous accorder la subvention pour financer notre défense, nous avons conçu, fabriqué et tracté un document d'information à l'ensemble de nos collègues de l'Assemblée nationale :
bon de souscription au format pdf

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Lundi 20 novembre 2006
Communiqué de presse > Bilan : Pour sa 11e édition, le Salon des Maires et des Collectivités Locales affirme son statut de rendez-vous économique des acteurs de la ville : plus de 48 400 visiteurs, dont 43% d’élus et 57% de responsables territoriaux et prestataires de services des collectivités.

L’édition 2006 du SMCL, du 21 au 23 novembre 2006 à Paris-Expo Porte de Versailles, affiche un bilan de qualité avec 835 exposants réunis sur 55 000 m² et un nombre de visiteurs en hausse de près de 10% par rapport à 2005 (48 400).

Organisé par le Groupe Moniteur, en partenariat avec l’Association des maires de France (AMF) dans le cadre du Congrès des Maires et des Présidents de Communautés de France, le Salon des Maires et des Collectivités Locales est la première manifestation professionnelle du secteur des collectivités territoriales.

Un grand marché de près de 50 milliards d’euros, organisé en huit espaces : Construction, Environnement, Energie, Aménagement de la ville, Transport, Services aux collectivités, Informatique et Télécommunications, Prévention/ Sécurité/ Proximité.
Innovation, esthétisme et sécurité sont les maîtres mots des équipements de la ville de demain et les éléments déterminants de la décision « d’investir juste ».

Des élus et responsables territoriaux à haut pouvoir d’achat : Avec plus du tiers de ses visiteurs (36%) issus de villes de plus de 10 000 habitants, mais aussi des EPCI, des départements et des régions, le Salon des Maires et des Collectivités Locales est un moment privilégié de l’investissement public territorial et de son optimisation.

Le grand rassemblement national des décideurs territoriaux : Avec 67% des visiteurs originaires des régions hors Ile-de-France, le Salon des Maires est le lieu d’échanges et de partages d’expériences au niveau national pour les responsables de l’achat public territorial et leurs associations.
Rhône-Alpes (7.54%), Nord-Pas-de-Calais (5.48%), Centre (4.45%) et Pays-de-la-Loire (4.07%), sans oublier les DOM-TOM (3.06%), étaient les plus représentées.

Une forte actualité : En rassemblant les plus grands acteurs de la gestion des territoires durant trois jours, le Salon des Maires et des Collectivités Locales 2006 a permis d’attirer l’attention sur les nouveaux enjeux de gestion des collectivités locales, et tout particulièrement sur les secteurs de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable. Il a ainsi confirmé son rôle de tribune exceptionnelle dédiée aux décideurs publics.

La prochaine édition du Salon des Maires et des Collectivités Locales se tiendra les 20, 21 et 22 novembre 2007 à Paris Expo Porte de Versailles.

Contacts Presse : Florence Wetzel 01 40 13 38 54 / Stéphane Balliste 01 40 13 30 80


Association des Maires de Frances                 Site du salon

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Mardi 14 novembre 2006
Brèves de la semaine du 6 au 12 novembre 2006, 31 semaines avant la 13e législature...
Reporters sans frontières (RSF) a décidé de mobiliser les internautes contre la censure sur la Toile : « Plus de 60 cyberdissidents sont actuellement emprisonnés dans le monde pour avoir tenté de s'exprimer sur Internet. Ce qui semble simple à tout un chacun dans la plupart des pays du monde est interdit dans 13 États. En Chine, en Tunisie, en Egypte, donner son avis sur un blog ou sur un site peut conduire en prison », rappelle l'association. Les 13 « ennemis d'Internet » épinglés par l'association de défense de la liberté de la presse sont : l'Arabie saoudite, la Biélorussie, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Egypte, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan et le Vietnam.
D'après le journal Le Monde

• L'organisation anti-corruption Transparency International (TI) rend publiques les conclusions de son rapport annuel : L'ONG classe 163 pays sur une échelle allant de 0 (très corrompus) à 10 (pas du tout corrompus). La France partage avec l'Irlande la 18e place (7,4). TI réclame l'adoption de codes de conduite anti-corruption, et des sanctions judiciaires pour les professionnels convaincus de corruption, ainsi qu'une meilleure surveillance des paradis fiscaux.
Seule faille de ce classement : pour y apparaître, un pays doit avoir fait l'objet d'au moins 3 études ; aussi, de nombreux États, parmi les plus corrompus au monde, n'y figurent même pas.

D'après le journal Le Monde

• Collaborateur parlementaire en manque de définition sur Wikipedia : Il existe 2 entrées sur Wikipedia pour définir la profession de collaborateur parlementaire, mais la définition est lapidaire... Si vous souhaitez participer à son élaboration : Collaborateur parlementaire   Assistant parlementaire

Brèves de la semaine du 30 octobre au 5 novembre 2006 :
• Le CCAP soutient la souscription
: L'équipe d'animation du Cercle des Collaborateurs et Assistants Parlementaires (organisation regroupant les collègues de gauche) a adressé un mail à l'ensemble des abonnés de sa liste de discussion pour les inciter à participer à la souscription nécessaire au paiement de l'avocat qui assurera notre défense. Un grand merci pour ce geste de solidarité ! Nous attendons prochainement un geste identique de l'AFCP (association des collègues de droite).

• Le chantier du 101, rue de l'Université
: Lors de l'opération porte à porte pour réunir la somme nécessaire au paiement de notre défense, nous avons rencontré des collègues
« au bord de la crise de nerf ». Les conditions de travail, même si elles se sont améliorées sont inadmissibles : bruits, poussières et risques d'incendies sont le lot commun des collaborateurs et fonctionnaires travaillant dans l'immeuble et les travaux dureront jusqu'en 2008 !

• Une proposition de loi sur les lobbies : service minimum...
Deux députés — Arlette Grosskost et Patrick Beaudoin (UMP) — ont déposé une PPL sur les lobbies à l'Assemblée (N° 3399)... tandant à modifier le Règlement de l'Assemblée nationale.

• A Matignon reclassés, à l'Assemblée déclassé... Le Figaro nous apprend qu'une cellule de reclassement a été mis en place à Matignon. La réaction d'un candidat député (UDF).

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Mercredi 1 novembre 2006
Protection des parlementaires
(mise à jour au 1 novembre 2006)


Code pénal

   Art.  433-3  (928(*)).  -  Est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l'encontre d'une personne investie d'un mandat électif public, d'un magistrat, d'un juré, d'un avocat, d'un officier public ou ministériel, d'un militaire de la gendarmerie nationale, d'un fonctionnaire de la police nationale, des douanes, de l'inspection du travail, de l'administration pénitentiaire ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique, d'un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, d'un gardien assermenté d'immeubles ou de groupes d'immeubles ou d'un agent exerçant pour le compte d'un bailleur des fonctions de gardiennage ou de surveillance des immeubles à usage d'habitation en application de l'article L. 127-1 du code de la construction et de l'habitation, dans l'exercice ou du fait de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l'auteur. Ces dispositions sont également applicables en cas de menace proférée à l'encontre, et du fait de ces mêmes fonctions, du conjoint, des ascendants et des descendants en ligne directe de cette personne ou de toute autre personne vivant habituellement à son domicile (929(*)).
    Est punie des mêmes peines la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l'encontre d'un agent d'un exploitant de réseau de transport public de voyageurs ou de toute autre personne chargée d'une mission de service public ainsi que d'un professionnel de santé, dans l'exercice de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l'auteur.
    La peine est portée à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende lorsqu'il s'agit d'une menace de mort ou d'une menace d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes.
    Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende le fait d'user de menaces, de violences ou de commettre tout autre acte d'intimidation pour obtenir d'une personne mentionnée au premier ou au deuxième alinéa soit qu'elle accomplisse ou s'abstienne d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat, ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat, soit qu'elle abuse de son autorité vraie ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision
favorable.

Code de procédure pénale

    Art.  100-7 (premier et dernier alinéas).  -  Aucune interception ne peut avoir lieu sur la ligne [téléphonique] d'un député ou d'un sénateur sans que le président de l'assemblée à laquelle il appartient en soit informé par le juge d'instruction (930(*)).
    Les formalités prévues par le présent article sont prescrites à peine de nullité (931(*)).

    Art.  706-96 (premier et troisième alinéas) (932(*)).  -  Lorsque les nécessités de l'information concernant un crime ou un délit entrant dans le champ d'application de l'article 706-73 l'exigent, le juge d'instruction peut, après avis du procureur de la République, autoriser par ordonnance motivée les officiers et agents de police judiciaire commis sur commission rogatoire à mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, la captation, la fixation, la transmission et l'enregistrement de paroles prononcées par une ou plusieurs personnes à titre privé ou confidentiel, dans des lieux ou véhicules privés ou publics, ou de l'image d'une ou plusieurs personnes se trouvant dans un lieu privé. Ces opérations sont effectuées sous l'autorité et le contrôle du juge d'instruction.
    La mise en place du dispositif technique mentionné au premier alinéa ne peut concerner les lieux visés aux articles 56-1, 56-2 et 56-3 ni être mise en oeuvre dans le véhicule, le bureau ou le domicile des personnes visées à l'article 100-7.

Décret no 91-1197 du 27 novembre 1991
organisant la profession d'avocat


    Art.  115.  -  La profession d'avocat est incompatible avec l'exercice de toute autre profession, sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires particulières.
    La profession d'avocat est compatible avec les fonctions d'enseignement, les fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur, les fonctions de suppléant de juge d'instance, de membre assesseur des tribunaux pour enfants ou des tribunaux paritaires de baux ruraux, de conseiller prud'homme, de membre des tribunaux des affaires de sécurité sociale, ainsi qu'avec celles d'arbitre, de médiateur, de conciliateur ou de séquestre (933(*)).

    Art.  122-1 (934(*)).  -  L'avocat exerçant les fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur ne peut accomplir aucun acte de sa profession, directement ou indirectement, ni contre un membre du Parlement, ni contre un ancien parlementaire pour le compte duquel il a exercé lesdites fonctions, ni contre une association ayant pour objet la gestion des collaborateurs de parlementaires ou de groupes politiques, ni dans l'une des instances mentionnées à l'article 8 de l'ordonnance no 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, ni contre l'Etat, les collectivités territoriales ou toute autre personne publique.
    Cette interdiction prend fin après un délai de cinq ans à compte de la cessation de ses fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur.

Décret no 2005-790 du 12 juillet 2005
relatif aux règles de déontologie de la profession d'avocat

    Art.  20.  -  L'avocat exerçant les fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur ne peut accomplir aucun acte de la profession en faveur des personnes reçues dans le cadre de ces fonctions.


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* (928) Cet article résulte de l'article 59 de la loi no 2003-239 du 18 mars 2003.
* (929) Cet alinéa a été modifié par l'article 97 de la loi no 2006-11 du 5 janvier 2006.
* (930) Cet alinéa a été introduit par l'article 50 de la loi no 95-125 du 8 février 1995.
* (931) Cet alinéa a été introduit par l'article 20 de la loi no 93-1013 du 24 août 1993.
* (932) Cet article a été introduit par l'article 1er de la loi no 2004-204 du 9 mars 2004.
* (933) Cet alinéa a été modifié par l'article 1er du décret no 2004-397 du 4 mai 2004.
* (934) Cet article a été introduit par l'article 2 du décret no 2004-397 du 4 mai 2004.
Par USCP UNSA AN - Publié dans : Rappel
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