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Mercredi 1 novembre 2006
Protection des parlementaires
(mise à jour au 1 novembre 2006)


Code pénal

   Art.  433-3  (928(*)).  -  Est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l'encontre d'une personne investie d'un mandat électif public, d'un magistrat, d'un juré, d'un avocat, d'un officier public ou ministériel, d'un militaire de la gendarmerie nationale, d'un fonctionnaire de la police nationale, des douanes, de l'inspection du travail, de l'administration pénitentiaire ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique, d'un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, d'un gardien assermenté d'immeubles ou de groupes d'immeubles ou d'un agent exerçant pour le compte d'un bailleur des fonctions de gardiennage ou de surveillance des immeubles à usage d'habitation en application de l'article L. 127-1 du code de la construction et de l'habitation, dans l'exercice ou du fait de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l'auteur. Ces dispositions sont également applicables en cas de menace proférée à l'encontre, et du fait de ces mêmes fonctions, du conjoint, des ascendants et des descendants en ligne directe de cette personne ou de toute autre personne vivant habituellement à son domicile (929(*)).
    Est punie des mêmes peines la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l'encontre d'un agent d'un exploitant de réseau de transport public de voyageurs ou de toute autre personne chargée d'une mission de service public ainsi que d'un professionnel de santé, dans l'exercice de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l'auteur.
    La peine est portée à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende lorsqu'il s'agit d'une menace de mort ou d'une menace d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes.
    Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende le fait d'user de menaces, de violences ou de commettre tout autre acte d'intimidation pour obtenir d'une personne mentionnée au premier ou au deuxième alinéa soit qu'elle accomplisse ou s'abstienne d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat, ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat, soit qu'elle abuse de son autorité vraie ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision
favorable.

Code de procédure pénale

    Art.  100-7 (premier et dernier alinéas).  -  Aucune interception ne peut avoir lieu sur la ligne [téléphonique] d'un député ou d'un sénateur sans que le président de l'assemblée à laquelle il appartient en soit informé par le juge d'instruction (930(*)).
    Les formalités prévues par le présent article sont prescrites à peine de nullité (931(*)).

    Art.  706-96 (premier et troisième alinéas) (932(*)).  -  Lorsque les nécessités de l'information concernant un crime ou un délit entrant dans le champ d'application de l'article 706-73 l'exigent, le juge d'instruction peut, après avis du procureur de la République, autoriser par ordonnance motivée les officiers et agents de police judiciaire commis sur commission rogatoire à mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, la captation, la fixation, la transmission et l'enregistrement de paroles prononcées par une ou plusieurs personnes à titre privé ou confidentiel, dans des lieux ou véhicules privés ou publics, ou de l'image d'une ou plusieurs personnes se trouvant dans un lieu privé. Ces opérations sont effectuées sous l'autorité et le contrôle du juge d'instruction.
    La mise en place du dispositif technique mentionné au premier alinéa ne peut concerner les lieux visés aux articles 56-1, 56-2 et 56-3 ni être mise en oeuvre dans le véhicule, le bureau ou le domicile des personnes visées à l'article 100-7.

Décret no 91-1197 du 27 novembre 1991
organisant la profession d'avocat


    Art.  115.  -  La profession d'avocat est incompatible avec l'exercice de toute autre profession, sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires particulières.
    La profession d'avocat est compatible avec les fonctions d'enseignement, les fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur, les fonctions de suppléant de juge d'instance, de membre assesseur des tribunaux pour enfants ou des tribunaux paritaires de baux ruraux, de conseiller prud'homme, de membre des tribunaux des affaires de sécurité sociale, ainsi qu'avec celles d'arbitre, de médiateur, de conciliateur ou de séquestre (933(*)).

    Art.  122-1 (934(*)).  -  L'avocat exerçant les fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur ne peut accomplir aucun acte de sa profession, directement ou indirectement, ni contre un membre du Parlement, ni contre un ancien parlementaire pour le compte duquel il a exercé lesdites fonctions, ni contre une association ayant pour objet la gestion des collaborateurs de parlementaires ou de groupes politiques, ni dans l'une des instances mentionnées à l'article 8 de l'ordonnance no 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, ni contre l'Etat, les collectivités territoriales ou toute autre personne publique.
    Cette interdiction prend fin après un délai de cinq ans à compte de la cessation de ses fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur.

Décret no 2005-790 du 12 juillet 2005
relatif aux règles de déontologie de la profession d'avocat

    Art.  20.  -  L'avocat exerçant les fonctions de collaborateur de député ou d'assistant de sénateur ne peut accomplir aucun acte de la profession en faveur des personnes reçues dans le cadre de ces fonctions.


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* (928) Cet article résulte de l'article 59 de la loi no 2003-239 du 18 mars 2003.
* (929) Cet alinéa a été modifié par l'article 97 de la loi no 2006-11 du 5 janvier 2006.
* (930) Cet alinéa a été introduit par l'article 50 de la loi no 95-125 du 8 février 1995.
* (931) Cet alinéa a été introduit par l'article 20 de la loi no 93-1013 du 24 août 1993.
* (932) Cet article a été introduit par l'article 1er de la loi no 2004-204 du 9 mars 2004.
* (933) Cet alinéa a été modifié par l'article 1er du décret no 2004-397 du 4 mai 2004.
* (934) Cet article a été introduit par l'article 2 du décret no 2004-397 du 4 mai 2004.
Par USCP UNSA AN - Publié dans : Rappel
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Mardi 31 octobre 2006
Brèves de la semaine du 23 au 29 octobre 2006, 33 semaines avant la 13e législature...
• Appel à générosité :
Nous avons commencé à faire du porte à porte pour tenter d'obtenir auprès des collègues assistants le montant nécessaire au paiement de l'avocat qui défendra le Secrétaire général de notre organisation. D'abord l'immeuble du 110 rue de l'Université... L'accueil y est favorable. Nous vous communiquons la liste des donateurs sur cette note.
Un collègue chargé de mission dans un groupe parlementaire, nous a confirmé que ces dons sont défiscalisés à hauteur de 66 % de leur montant.

• «La France invisible», livre sur les exclusions : une nouvelle somme sur ce constat que nous pouvons faire au quotidien dans notre travail de collaborateur parlementaire à l'Assemblée nationale. Les demandes de nos concitoyens liées aux exclusions sont de plus plus nombreuses et graves. Hélas un certain nombre d'entre nous sont du même coté de la fracture sociale que ces « demandeurs de droit et d'humanité » s'adressant aux députés. Combien d'entre nous sont des travailleurs pauvres, combien sont des parents isolés, des personnes discriminées par leur origine ou leur couleur, leur handicap, leur sexe ou leur sexualité, leur appartenance syndicale ? Ce blog est aussi une antidote à cette invisibilité subie et douloureuse.

• Les inspecteurs du travail en grève pour le centenaire du Ministère du travail : L'ensemble des syndicats (sauf la CFDT) apellait les 1 400 inspecteurs et contrôleurs du travail, chargés de contrôler l'application des règles protectrices des salariés régies par le Code du travail, à faire grève et à se rassembler à Paris, près du carrousel du Louvre, où sont prévues les festivités du centenaire du Ministère du travail. Michel Zeau (UNSA) craint par exemple, un « émiettage des responsabilités », qui risque de « compromettre la capacité d'action de l'inspection du travail au regard de sa véritable mission : la défense des droits des travailleurs ». Il ajoute « Si les 700 postes sont bien créés d'ici à 2010, nous serons encore loin du niveau des autres pays européens »...

• Mme Ségolène Royal copie notre programme (2) : Je suis « favorable à une revalorisation du statut de l'élu, puisque nous aurons un mandat unique ». C'est une des phrase clef que nous avons retenu lors de la 2e émission de débat des candidats à la candidature socialiste.
Qui dit statut de l'élu, dit statut du collaborateur d'élu (cf note) Nous allons finir par demander des droits d'auteur à la candidate socialiste et à ses collaborateurs... et pas à Nicolas Sarkozy !

• Les lobbies au Sénat : Vendredi nous étions invités au Sénat à la conférence de presse sur les lobbies au Parlement. Plusieurs députés et sénateurs, à la suite de la publication du livre Députés sous influences, demandent (enfin !) une commission d'enquête sur ces pratiques qui peuvent parfois s'apparenter à de la criminalité en col blanc !

• Réunion de Questure télévisée : Les prochaînes réunions annuelles entre les Questeurs et les 3 organisations de collaborateurs à l'Assemblée nationale seraient télévisées sur La Chaîne Parlementaire. Cette demande des Questeurs permettra aux différents acteurs, députés et assistants de juger de l'avancée du dossier « Collaborateur parlementaire »...
Vous y avez cru ? Non, ceci est une plaisanterie ;-), calquée sur la proposition du Premier ministre de téléviser le Conseil des ministres. Au vu du nombre de propositions de la Questure sur le thème des collaborateurs parlementaires, l'émission serait de toute façon trop courte !
;
Par USCP UNSA AN - Publié dans : Brève
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Mardi 24 octobre 2006
Brèves de la semaine du 16 au 22 octobre 2006, 34 semaines avant la 13e legislature...
• Lancement « interne» du blog de notre organisation : plus de 100 connexions et 500 clics en une journée. Pour en faire le média de référence, il vas falloir l'alimenter dans la régularité et avec des informations pertinentes. Pourquoi pas les vôtres... Vous pouvez aussi réagir aux notes par vos commentaires et ainsi alimenter le débat.

• Jugement des Prud'hommes (1)
: notre collègue injustement licenciée en 2005 a été soutenue lors de l'audience des Prud'hommes de Paris de mardi dernier par la présence de collaborateurs et d'un ancien ministre... Le secrétaire général de notre organisation a été pris à parti par l'avocate du député-employeur, hors-sujet lui a fait comprendre le conseil des Prud'hommes.
Corine
attend sereinement le délibéré du jugement qui aura lieu jeudi prochain (26 octobre).

• Jugement des Prud'hommes (2) : un député a été condamné à une peine de près de 40.000 € en réparation d'un licenciement abusif... Nous avions assister notre collègue dans son licenciement. Et essayé d'obtenir une indemnité transactionnelle "raisonnable". Preuve supplémentaire que la Questure et le Service des affaires financières ne seraient pas à la hauteur des enjeux ! Pour l'instant ce n'est qu'une question d'argent puisque la presse n'a rien publié de ce jugement... La collègue ne souhaite pas donner un écho médiatique à cette affaire.

• « Pour le bilan social... pour la qualité du dialogue social... pour un syndicalisme de masse... pour un dialogue social renforcé ! »
Les collaborateurs parlementaires de Madame Ségolène Royal ont du lui faire lire notre blog et son intervention était hier soir sur LCI-Public Sénat un véritable catalogue de nos revendications... Nicolas Sarkozy est dans les choux sur ce sujet !
Merci à elle, c'est très agréable de se sentir ainsi soutenu... Nous avons dailleurs le projet d'adresser un questionnaire sur les problèmes de statut des collaborateurs politiques aux candidats à l'élection présidentielle. Employeurs au quotidien, ils ont nécessairement une idée des réformes nécessaires dans notre « secteur ».

• 60 % des Français jugent les élus corrompus
: le Cevipof, Centre d'études de la vie politique française a réalisé, sous la direction de Pierre Lascoumes, une enquête, rendue publique lors du colloque : « Démocratie et corruption. Tous corruptibles ? ».
« Ce jugement sans appel s'applique aussi aux collaborateurs parlementaires et à leur travail quotidien, nous sommes ainsi des complices de cette corruption ressentie.
Monsieur le Président, Messieurs les Questeurs ne pensez vous pas que ce chiffre effrayant est aussi de votre responsabilité ? Quand comptez-vous mettre en place, par exemple, le bilan social annuel de l'Assemblée nationale ? Et participer ainsi à la construction d'une image postive des élus, un acte fort de transparence et de déontologie en politique. »

• Notre soutien total à une salarié licenciée, devenue blogueuse : l’entreprise Nissan joue la justice et le droit de la presse, mais ses pratiques salariales semblent discutables. Nous attendons avec Stéphanie Gonier, jeune maman se sentant mise au placard à son retour de congé maternité, le jugement favorable de son affaire aux prud'hommes...
Nous avons aussi à gérer ce type de comportement scandaleux avec certains députés de l'Assemblée nationale... Nous avons des noms !

• Une décision de Questure déloyale : la Questure confirme dans un courrier laconique sa décision de ne pas rembourser les frais nécessaires à la défense de notre organisation ! Alors que notre demande était dans le périmètre de la subvention annuelle 2005, nous devons faire face à près de 4.000 € de dette, montant des honoraires demandés à la suite de la plainte en diffamation d'une députée condamnée aux prud'hommes de Paris...
Notre ultime recours est bien de faire appel à votre générosité...
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Par USCP UNSA AN - Publié dans : Brève
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Dimanche 22 octobre 2006
Après la déclaration du Président de la République devant le CES : Le syndicalisme... C dans l'air !
« »

C dans l'air 22.10.2006

Les invités sont :
- Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA - Union Nationale des Syndicats Autonomes ;
- Michel Doneddu, Secrétaire confédéral de la CGT, celui-ci est en charge plus spécifiquement du dossier Démocratie sociale au sein de sa centrale syndicale ;
- Michel Godet, Professeur d'économie au CNAM - Conservatoire national des arts et métiers, celui-ci est titulaire de la chaire de prospective industrielle. Spécialiste des questions d'emploi et de formation, il est également membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre ;
- Erwan Seznec, journaliste économique collabore à plusieurs journaux, dont Marianne et La Tribune.
Par USCP UNSA AN - Publié dans : TV
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Lundi 16 octobre 2006
Communiqué de presse du lundi 16 octobre 2006

Faire la loi c'est bien... la respecter c'est mieux !

Audience des Prud'hommes de Paris, mardi 17 octobre 2006. Un député-maire d’un arrondissement de Paris retrouvera, devant les Prud'hommes, sa collaboratrice licenciée il y a un an et demi… à 13 heures, salle A41 au 27, rue Louis Blanc, M° Louis-Blanc

Le cadre général des licenciements à l'Assemblée nationale : Les 577 députés français sont, dès leur élection, dotés d'un budget collaborateur de 8.859 €/mois (brut salarial) et peuvent salarier jusqu'à 5 personnes pour les assister quotidiennement dans leur travail parlementaire à Paris ou en circonscription.
Comme les députés sont rarement expert-comptable ou DRH, c'est le Service des affaires financières de l'Assemblée nationale qui gère ce crédit pour le compte du député. L'Assemblée nationale gère ainsi près de 2.500 contrats de travail de collaborateurs parlementaires ! Mais contrairement au Sénat, l'Assemblée ne s'embarrasse pas de bilan annuel, d'encadrement des emplois familiaux ou de toute autre règle permettant une plus grande transparence, un mieux disant social ou une meilleure gestion de l'argent public… Et cette loi de la jungle engendre des conflits lourds et nombreux.
L'Assemblée a pensé aux contrats de travail mais à oublier les modalités de leurs ruptures, son financement par exemple. Lorsque les collaborateurs licenciés sans « motif réel et sérieux », font appel à notre syndicat, nous cherchons par la médiation à obtenir du député-employeur une indemnité compensatrice de la perte injuste de leur emploi. C'est la pratique habituelle en France. Les députés doivent la financer sur fonds propres.
Nous, syndicat des collaborateurs parlementaires, « gérons » depuis 2002 environ un conflit du travail par mois — globalement tous des licenciements abusifs ! D'après nos informations, le Service des affaires financières, de son côté, doit solder les condamnations — parfois lourdes, d'environ un député par mois... Tout le monde a le souvenir de députés (et de sénateurs) de « premier plan » embourbés et condamnés pour des affaires de licenciements abusifs. L'Assemblée qui assiste les députés dans la phase de licenciement n’est pas toujours de bon conseil pour des élus ignorant tout du droit social. Faire la loi c’est bien… l’appliquer c’est mieux.

Nous demandons donc à ce qu'il soit mis fin à cette gabegie politique, humaine, sociale et financière, et :
- que soient mises en place des règles de licenciements claires et encadrés ;
- que soit abondé un fonds pour permettre le financement des licenciements sans suppression des moyens du député ;
- que soit produit un bilan social annuel de l'Assemblée nationale ou figurent, entres autres, les informations sur le nombre de collaborateurs licenciés, les motifs, les indemnités, les contentieux...

Pour plus d’information : http://uscpunsaan.over-blog.com 
Contact presse : Jean-François Cassant au 06 09 89 30 80

Communiqué au format pdf
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Par uscp-unsa an - Publié dans : Communiqué de presse
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Jeudi 12 octobre 2006
• Éditorial
Cher-e collègue, Rentrée 2006, année électorale, année de bilans et de programmes pour les députés et leurs collaborateurs... nous ne sommes plus qu'à 8 mois d'une nouvelle législature... la XIIIe !
Dans notre pays à forte tradition « politique », si nous ne connaissons pas encore les résultats... il n'est pas difficile de prévoir qu'en juin 2007, le PPF — paysage politique français — aura subi de profonds changements, quelle que soit la couleur de l'Hémicycle. Une campagne électorale législative n'est jamais une opération à somme nulle.
Même si nous avons obtenu en 2006 le statut cadre et la reconnaissance de l'ancienneté. Notre syndicat, indépendant de tout engagement partisan, se doit d'agir encore et encore, pour améliorer nos conditions de travail. Les dossiers du syndicat sont alourdis par le traitement injuste qui prévaut dans la gestion des collaborateurs parlementaires. Les points suivants n'apporteront, hélas, aucun démenti...

> Urgent : Audience des Prud'hommes de Paris, mardi 17 octobre 2006
Un député-maire d'un arrondissement de Paris retrouvera, devant les Prud'hommes, sa collaboratrice licenciée il y a un an et demi… à 13 heures, salle A41 au 27, rue Louis Blanc, M° Louis-Blanc.
L’audience est publique : venez nombreux soutenir notre collègue injustement licenciée.

Fin de législature, Non au déstockage massif des collaborateurs !

Se faire licencier « au mieux » : Note commune des organisations de collaborateurs aux Questeurs
A la suite de la réunion annuelle entre les Questeurs et les organisations de collaborateurs, la Questure a souhaité recevoir une note sur les améliorations à envisager en cas de rupture de contrat en fin de législature... Nous nous sommes acquittés de cet exercice, merci aux présidents et aux bureaux des deux associations pour cette nouvelle collaboration.
Nous attendons une réponse des Questeurs pour connaître les mesures d'accompagnement qu'ils comptent mettre en place pour nos collègues licenciés en fin de mandat...

Les licenciements « flash » à l'Assemblée ont été, sont et seront toujours un scandale inacceptable
Depuis début 2006, il y a eu de nombreux licenciements « flash », à la suite du décès de l'élu, ou de sa démission... Dans ce cas, alors que le collaborateur est victime d'un renvoi brutal, l'Assemblée nationale ne verse que les indemnités dites légales — 2 à 3 mois avec les congés payés ! Normalement, il devrait recevoir des indemnités dites transactionnelles en plus des indemnités légales. Elles ne sont jamais inférieures à 6 mois (pour 2 ans d'ancienneté). Heureusement, les collaborateurs lésés ont 5 ans pour entamer une procédure juridique (seul ou avec l’aide de notre syndicat).
Nous avons adressé un courrier sur ce point à la Questure, et attendons sa réponse afin de vous la communiquer.

Mise en examen de notre Secrétaire général : appel à la générosité des collaborateurs
Une députée condamnée aux prud'hommes de Paris a décidé de ne pas faire appel de la décision mais de porter plainte en diffamation contre notre Secrétaire général. RFO, L'Express et Canal + avaient relayé son témoignage
précisant que ces pratiques étaient courantes à l'Assemblée nationale...
Dans ce type d'affaires liées au droit de la presse, il est d'usage, pour le juge d'instruction, de prononcer des mises en examen dans tous les cas de figure. Notre Secrétaire général a donc été mis en examen ainsi que les 3 journalistes et les 3 directeurs de publication des médias concernés. La date du jugement est en attente.
Par ailleurs, les frais d'avocat très importants (près de 4 000 €), devaient être normalement remboursés par la Questure sur notre dotation annuelle 2005. Pour l'instant, nous avons fait appel de la décision de Questure refusant le remboursement de ces frais... et mettant
en danger l'équilibre financier de notre organisation  ! En province et à Paris, une pétition de soutien va circuler et un appel aux dons sera soumis à la générosité de chacun(e).

Pas d'amiante, pas de rapport, mais déjà des problèmes pulmonaires...
Cet été, plusieurs collègues, travaillant au 101, rue de l'Université — en chantier, ont été victimes de problèmes pulmonaires entraînant une interruption d'activité. C'est le médecin du travail, normalement chargé des fonctionnaires, qui a suivi l'affaire et  a demandé la communication des relevés des poussières (quantité, type..).
Il faut rappeler que le rapport sur l'amiante, qui avait été promis, n'est toujours pas parvenu aux organisations. Pourtant, la loi oblige l'Assemblée nationale, comme n'importe quel autre établissement à communiquer ce rapport à tous les personnels exerçant une activité dans son enceinte. Nous avons de sérieuses raisons de craindre le pire.
Signalons, pour information, que le médecin de prévention a décidé de ne pas renouveler son contrat avec l'Assemblée nationale...
Si vous aussi, vous avez eu ou avez des problèmes de santé lié aux conditions sanitaires des travaux, bruit, poussière... merci de nous contacter. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites de cette affaire.

Collaborateurs et députés sous mauvaises influences ?
Hélène Constanty et Vincent Nouzille, auteurs du livre « Députés sous influences », ont souhaité rencontrer notre syndicat lors de leur enquête. Pendant l'entretien, nous avons appris avec surprise, que de nombreux collègues étaient appointés par des entreprises ou des groupes de pression alors que leur député travaillait sur des thématiques concernant ces mêmes acteurs économiques... Ces pratiques, en plus d'un problème déontologique évident, posent de graves questions liées au droit du travail.
Aussi, nous vous proposons l’organisation d’une réunion d'information sur le sujet : lobbies et droit du travail en présence de l'avocat du syndicat.
Un reportage sur le même sujet sera diffusé sur Canal +, le lundi 20 novembre prochain !

Brèves
Assemblée générale : Vous allez recevoir très prochainement une convocation à l’Assemblée générale de notre organisation, merci de lui réserver le meilleur accueil et de la transmettre largement à vos collègues.
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Par uscp-unsa an - Publié dans : Newsletter
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Mercredi 11 octobre 2006
Nous étions invité à la conférence-débat sur le thème : « Faut-il un statut unique pour les collaborateurs d'élu ? » organisée par l'ISMAPP.
Animée par : Laurence Lemouzy, Directrice des enseignements de l'ISMAPP ;
Sous la présidence de : Thierry Mariani, député du Vaucluse ;
Charles Gautier, Maire de Saint-Herblain et Sénateur de Loire-Atlantique ;
Hervé Poulet, Directeur général de l'ISMAPP ;
Déborah Pawlik, Présidente de l'association des anciens de l'ISMAPP ;
Présentation des ouvrages de : Jean-François Vigier, « Le nouveau statut des collaborateurs de cabinet - Une entreprise artisanale de lobbying » / Jean-Philippe Arrouet et Patrick Bouchardon, « Le statut des collaborateurs de cabinet » ;
En présence de : Franck Laugier, Président de l'association CollCab et Erwan Huchet, Président de l'Association des Directeurs de cabinet de collectivités à direction socialiste et républicaine...
Mercredi 11 octobre - 18 heures à l'ISMAPP : 80, rue de Taitbout - 75009 Paris - Métro : Saint Georges (12) - [Face aux bureaux de l'inspection du travail dont dépendent les salariés (privés) de l'Assemblée nationale !]

Nous avons eu l'occasion — avec Flora Bonnet, présidente de l'AGAP — d'annoncer la parution des actes du « Colloque des 30 ans de la création des collaborateurs parlementaires » et de valider le principe de la création d'une structure fédérale regroupant l'ensemble de nos organisations. En réponse à une question sur le couplage naturel statut de l'élu, statut du collaborateur d'élu, j'ai oublié d'insister une fois encore sur le nécessaire bilan social annuel des institutions politiques...
Florence Faye de l'USCP-UNSA Sénat, indisponible, m'avait demandé de représenter son organisation, un rendez-vous commun avec l'ISMAPP est envisagé très prochainement.

ISMAPP
Par uscp-unsa-an - Publié dans : Conférence
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Mercredi 11 octobre 2006
« L'Assemblée nationale dans les institutions françaises »

Le tour du travail parlementaire en 80 fiches...
L'Assemblée publie enfin un ouvrage sur la méthodologie du travail parlementaire et le fonctionnement de la « maison » des députés : « L'Assemblée nationale dans les institutions françaises ».
Plus explicite que le règlement... plus exaustif que le vade mecum du parlementaire... plus synthétique que la bibliothèque de l'Assemblée nationale... il comporte près de 80 fiches de l’exercice du droit d’amendement au statut du député en passant par Les commissions permanentes. Elles sont regroupées par grands thèmes avec une belle cohérence d'ensemble.

Nous reviendrons naturellement sur la rédaction du chapître Les collaborateurs parlementaires — auquel on a évité d'associer les organisations d'assistants — qui contient son lot d'approximations et de contre-vérités, sans doute heureusement circonscrites à cette unique thématique !
Mais pour un début — c'est la première fois en 30 ans que les collaborateurs parlementaires figurent dans un ouvrage technique « grand public » édité par l'Assemblée — nous n'allons pas bouder notre plaisir et remercier les rédacteurs de nous avoir fait cette petite place inconfortable dans un ouvrage qui sera principalement utilisé par... les collaborateurs parlementaires !
Nous y figurons d'ailleurs sous le chapître Autres structures de soutien à l'activité parlementaire. Il n'y avait pas de plus petite porte pour les « galériens de la République ».

PS : Le chapître Lobbies est lui complètement oublié dans la présente édition - cf « Députés sous influences » !

Disponible : à la distribution / à la librairie de l'Assemblée : 11 € / en version électronique L'Assemblée nationale dans les institutions françaises
*
Par uscp-unsa an - Publié dans : Livre
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Mardi 10 octobre 2006
Nous sommes invités à participer à la première Assemblée générale annuelle de Cél-UNSa qui aura lieu le 1er décembre prochain. « Les collaborateurs d'élus... ne peuvent que difficilement faire reconnaître et défendre leurs droits de salariés. Il existe un espace pour l'emergence d'une voix syndicale... la création d'un statut unique, une amélioration des contrats de travail du collaborateur (protection, rémunération, temps de travail, fin de contrat...), le droit à la formation et la reconnaissance des acquis professionnels. »  Extraits de la 1ère lettre de Cél-UNSa envoyée aux directeurs de cabinet des Mairies, Conseils régionaux et généraux de France et de Navarre.

Cél-UNSa
Par uscp-unsa an - Publié dans : Assemblée générale
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Mardi 10 octobre 2006
4e de couverture : Le journal tenu par le docteur Dorothée Ramaut, de juin 2000 à mars 2006, est un témoignage unique. Il relate, au jour le jour, de l’intérieur, la vie d’une grande surface et décrit les souffrances subies par ses salariés au nom d’un mode de gestion impitoyable, qui les détruit l’un après l’autre sous prétexte d’ascension sociale puis les rejette, lorsque, épuisés ou révoltés, ils ne peuvent plus le supporter. Jadis, les entreprises licenciaient, aujourd’hui, elles torturent moralement les indésirables pour les pousser à la démission – en réalité, à la maladie. Le docteur Ramaut, scandalisée par ces méthodes qu’elle juge « contraires aux droits de l’homme », et dont elle a failli, elle-même, être victime après avoir tenté de les combattre, est le premier médecin du travail à rompre la loi du silence.
Ce récit met à nu un problème de société qui nous concerne tous. L’impact économique de la santé, de la sécurité et des maltraitances au travail coûterait à la France entre 45 et 70 milliards d’euros par an.

Dorothée Ramaut - Journal d'un médecin du travail / Témoignage (2006) - La souffrance au travail / ISBN 2 74910 744 X / 176 pages 11,5 x 19 / 10 €

*
Par USCP UNSA AN - Publié dans : Livre
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