Revue de presse

Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 01:25
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 10:50
La fin du Journal d'un assistant : Après une année et demi, un siècle en temps internaute, ce Blog que nous aimions comme un petit frère, interrompt sa publication. Peut-être l'ocassion qu'un ou plusieurs collègues prennent la suite pour nous narrer par le dedans les vicissitudes de cette bulle parlementaire que nous connaissons si bien...

Bientôt "Le journal des collaborateurs parlementaires". Vous aurez prochainement entre les mains le premier numéro du Journal des collaborateurs parlementaires. Nous n'avons pas encore décidé si nous le distribuons à la criée ou si nous vous l'envoyons à l'adresse de votre député...

Un grand merci à nos lecteurs et au 79 abonnés à la "Newsletter". Ce système permet l'envoi automatique des billets dès leur publication. Il ne faut pas avoir peur, ils sont très (trop) peux nombreux ! Et la fréquentation du Blog en pâtit, elle est passée de 120 visites par jour en moyenne à l'époque d'une publication hébdomadaire à une soixantaine aujourd'hui.
Une occasion de rapeller que ces colonnes sont aussi les vôtres. C'est d'ailleur le billet — anonyme — d'une collègue décrivant la fin de la 12e législature qui a reçu le plus de visites cumulées.
Voici les chiffres annoncés par notre fournisseur : Pages vues depuis 2006 (total) : 183 887 - Visites totales : 61 351 - Journée record : 22/04/2007 (1 960 pages vues) - Mois record : 05/2008 (13 019 pages vues)

26 minutes de philosophie : Sur Arte +7, avec pour thème le travail : Que représente le travail ? Liberté ou esclavage ? Éléments de réflexion avec Raphaël Enthoven et son invitée, Michela Marzano. A regarder pendant 7 jours (à partir du 1 mars).

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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 00:22
Dans Le Point - n° 1900 du jeudi 12 février :
Un député bien loti - page 11
Chose vue à l'Assemblée nationale : en pleine discussion sur le projet de loi de mobilisation pour le logement, le député Nouveau Centre Philippe Folliot (Tarn) demande une suspension de séance au motif qu'il souhaite réunir son groupe. En fait il monte aussitôt se concerter avec les professionnels du logement présents dans les tribunes. Les lobbyistes ne prennent même plus la peine de se cacher.

La dénonciation est un devoir républicain. Frédéric Lefebvre - Page 16 [NDR : Alors Monsieur Lefevre vous allez pouvoir dénoncer le premier...]

Mais aussi le dossier de 11 pages sur Les politiques et l'argent signé par Sylvie Pierre-Brossolette et Hervé Gattégno : La patrie du conflit d'intérêts...

La Confédération européenne des syndicats invite ses membres à agir contre l’homophobie
[NDR : une dédicace spéciale à M. Vanneste !]

Dans un document adopté le 4 décembre 2008, et rendu public le 5 février 2009, la Confédération européenne des syndicats (CES) affirme ses engagements contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Son comité exécutif, mandaté par le congrès qui s’est tenu à Séville en 2007 rappelle que « la CES soutient activement la législation de l’UE dans le domaine de la non-discrimination et vise à une mise en œuvre extensive des deux directives à ce sujet. » Un programme d’action sur quatre ans s’était concrétisé en janvier 2008 par l’organisation d’une conférence sur les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres), dont les travaux ont été synthétisés dans un rapport (à télécharger).

Dans le prolongement de ces premiers travaux, le comité exécutif de la CES invite ses membres à « prendre publiquement une position d’avant-garde en faveur de l’égalité pour les LGBT en général et les travailleurs LGBT en particulier en reconnaissant la valeur de la diversité et le droit d’être “différent” », ce qui signifie, notamment, des efforts en matière d’information et de sensibilisation interne, mais aussi l’intégration des discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans les activités des syndicats : négociations avec les employeurs, soutien aux salariés, mutualisation des expériences et des bonnes pratiques, dialogue avec les associations, participations aux manifestations, etc. Le comité exécutif demande enfin à la CES de s’impliquer tout particulièrement auprès des institutions européennes et de l’OIT afin de veiller ce que les discriminations subies par les personnes LGBT ne soient pas oubliées des actions menées en faveur de l’égalité.


D'après Le blog de lutte contre les discriminations relayé par Yagg, le nouveau média gay et lesbien


Rue89 |  VOS REACTIONS |  22/02/2009
La nouvelle organisation du travail, source de souffrance
Par Brigitte Font Le Bret et Marin Ledun | Psychiatre et chercheur en sciences sociales
Pour répondre au reportage Du harcèlement moral stratégique pour virer facile, publié dans Rue89 le 12 février dernier, il nous semble fondamental de revenir au texte princeps de Philippe Davezies "Les Impasses du harcèlement moral au travail".

Lire l'article


Rue89 |  REVUE DE COMMENTAIRES | 24/02/2009
Riverains, de près ou de loin, vous côtoyez le harcèlement moral 

Par Julie Banos | Etudiante en journalisme
Depuis la mise en ligne de l'enquête sur le harcèlement moral stratégique, vous avez été nombreux à réagir. Témoignages, conseils, analyses ou polémiques, le harcèlement vous touche et vous révolte. 

Lire l'article


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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 16:54
LEMONDE.FR | Compte rendu | 12.02.09
Mauvaise année en perspective pour l'emploi des cadres 
Extraits : Deux cent quatre-vingt-deux mille chômeurs de plus sont attendus en France cette année, selon les dernières prévisions de l'assurance-chômage... Dans cette perspective, le marché de l'emploi des cadres devrait être rattrapé par la crise et devrait chuter en 2009 avant de quasi stagner jusqu'en 2012, comme l'annonce une étude publiée jeudi par l'Association pour l'emploi des cadres (APEC). Chute des embauches des cadres. S'appuyant sur les prévisions de croissance 2009 de la Commission européenne, et sur le lien entre emploi des cadres et investissement des entreprises, l'APEC envisage une chute  du recrutement de 17 %... Moins qu'un "chômage massif", c'est plus le chômage de longue durée qui menace les cadres. "L'allongement de la durée du chômage se voit depuis octobre, où le taux de retour à l'emploi à six mois est tombé à 46 % contre 54 % en avril", a observé le directeur général de l'association, Jacky Chatelain...
[NDR : Un bonne raison pour demander, lors d'un licenciement abusif, des indemnitées transactionnelles plus importantes !]

Rue89 | ENQUETE 12/02/09
Du harcèlement moral stratégique pour virer facile
Par David Servenay [NDR : l'excellent journaliste qui avait enquété sur nos conditions de travail]
Harcèlement moral stop (HMS) a recensé 1 235 cas entre septembre et décembre 2008 pour établir ce constat.
Lire l'article en ligne


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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 23:36

Les Prud'hommes ont reproché à la députée UMP sarthoise d'avoir licencié son assistante parlementaire sans motif valable. L'histoire d'une confiance perdue.


5 000 € de dommages et intérêts pour licenciement abusif, 500 € de frais de justice, plus de 900 € pour le remboursement de congés payés et de frais de déplacement. En mars, le conseil des Prud'hommes du Mans a condamné Béatrice Pavy, député UMP de la 3e circonscription de la Sarthe, à verser 6 439 € à Michèle Maurin, son ancienne assistante parlementaire. L'épilogue judiciaire d'une amitié qui a dégénéré en bras de fer.
Au départ, la relation entre les deux femmes, pimpantes quadragénaires, s'appuie sur une estime réciproque. Embauchée pour les législatives de 2002, Michèle Maurin prend son rôle à coeur : « Pendant la campagne, je travaillais plus de quinze heures par jour. Après, c'était minimum douze heures. On ne comptait pas, on avait la même façon de travailler, la même exigence. Ça a été fusionnel. »
Pour preuve : fraîchement élue, la députée, également maire de Saint-Pierre-de-Chevillé et conseillère générale du canton de Château-du-Loir, donne carte blanche à son assistante. Qui recrute une secrétaire, achète le matériel des permanences de La Flèche et Château-du-Loir, filtre tous les appels téléphoniques de sa « patronne », y compris lors des week-ends et des vacances.


« Je m'occupais de ses enfants »

La complicité professionnelle s'étend vite à la vie privée. « Je m'occupais de ses enfants quand ils étaient malades, j'emmenais sa voiture au garage, je l'aidais à choisir ses vêtements. Béatrice me faisait entièrement confiance et j'avais à coeur de ne pas rompre cette confiance. Mais plus ça allait, plus elle m'en demandait », confie Michèle Maurin, qui avait droit à un petit mot et un cadeau à chacun de ses anniversaires.


Accusation d'écoutes téléphoniques

Au fil des ans et des dossiers, les relations se dégradent. Comme la santé de Michèle Maurin, qui finit par prendre un arrêt de travail. « Le plus court possible. » À son retour à l'automne 2006, la tension monte. Béatrice Pavy vide son bureau, lui reproche d'avoir écouté ses conversations téléphoniques. Et lui notifie sa mise à pied.
Motif invoqué ? « Rupture du rapport de confiance », avance la députée. Accusation injustifiée, estime le tribunal : Béatrice Pavy ne fournit « aucun document de France Télécom, ou autre opérateur » attestant d'une éventuelle écoute téléphonique. Pour le juge, le licenciement ne relève donc pas « d'une cause réelle et sérieuse ».


Jérôme Lourdais

Ouest-France / mardi 7 octobre 2008 [NDLR : Merci Laurent !]


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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 01:24
Syndicats : première mobilisation mondiale demain
Peu de perturbations sont prévues mardi pour cette journée en faveur du travail décent. «Syndicats du monde entier, unissez-vous». C'est grosso modo le mot d'ordre de la «journée d'action syndicale mondiale pour le travail décent» organisée mardi par la Confédération syndicale internationale (CSI) sur toute la planète. 170 organisations ont appelé à des mobilisations dans une centaine de pays.
En France, six centrales syndicales sur huit (CGT, CFDT, CFE-CGC, Unsa, FSU et Solidaire) ont relayé cet appel «pour des emplois de qualité ; des salaires revalorisés ; l'amélioration des conditions et de la durée du travail ; pour une protection sociale et de retraite garantie et de haut niveau ; et des services publics efficaces et contribuant à la cohésion sociale». La CFTC et FO ont refusé d'appeler à la mobilisation en France, en raison du caractère «fourre-tout» du mot d'ordre.
...
Marc Landré

Lire la suite de l'article sur Le Figaro en ligne

Et des informations sur le logement «indécent» de monsieur Poncelet qui ne participe pas à la manifestation...

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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 15:59
Extraits d'un article paru le mardi 1 octobre dans Libération

Polémique

La Chambre haute, qui élit aujourd’hui son président, soigne ses membres.

Le Sénat, assemblée de privilégiés

Le Sénat élit aujourd’hui son président. Gérard Larcher, vainqueur de la primaire organisée par l’UMP, le sera dans un fauteuil, nonobstant quelques candidatures dissidentes. Mais il arrive au «plateau» en pleine polémique sur les frais de fonctionnement du Sénat. Son prédécesseur, Christian Poncelet, vient de lâcher du lest en renonçant à son «appartement à vie», privilège réservé aux anciens présidents du Sénat.

Le lièvre avait été levé dans un récent livre, le Sénat, enquête sur les superprivilégiés de la République (éditions du Rocher), rédigé par Robert Colonna d’Istria et Yvan Stéfanovitch. Les auteurs précisent que son 200 m2 avait dû être rapatrié in extremis au premier étage, la chienne de Poncelet, Justine, souffrant du vertige. Il proclame qu’il lâchera son appartement en 2014, à l’issue de son ultime mandat sénatorial. La polémique est momentanément circonscrite, mais pas le problème de fond(s) sur ce « seul club qui paie ses membres », selon un d’entre eux.
...
Des collaborateurs à foison
Chaque sénateur dispose en sus d’une enveloppe mensuelle de 7 000 euros pour rémunérer deux ou trois collaborateurs. Dans sa sagesse, le règlement du Sénat stipule qu’un seul d’entre eux peut être membre de sa famille. Le syndicat Uscp Unsa mentionne le cas de deux licenciements abusifs, deux femmes virées manu militari par Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat : la première pour avoir annoncé l’arrivée de ses invités avec huit minutes de retard (elle sera licenciée dans le quart d’heure) ; l’autre, virée en plein congé maternité pour cause de modification de l’intitulé du groupe parlementaire (l’ex-PR étant fondu dans l’UMP). Pour éviter un spectaculaire procès aux prud’hommes, Raincourt a préféré conclure avec elles une transaction secrète.
...

Renaud Lecadre

Pour lire l'article complet et celui sur l'appartement de fonction de Monsieur Poncelet

Nous reviendrons sur le livre enquête sur les superprivilégiés de la République, de Robert Colonna d’Istria et Yvan Stéfanovitch lors d'un prochain billet.
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 03:08
Après des abus, la rémunération des assistants des eurodéputés sera réformée
   
Le secrétaire général du Parlement européen a été chargé de négocier avec la Commission et les 27 Etats membres une réforme de la rémunération des assistants des eurodéputés, à la suite des abus révélés par un audit, a-t-on appris mardi au Parlement.

Le bureau du Parlement a donné lundi soir mandat au secrétaire général de négocier avec la Commission et les 27 une modification des conditions d'embauche des assistants, a précisé à l'AFP un des participants à la réunion, l'eurodéputé vert et vice-président du Parlement Gérard Onesta.

La décision intervient après qu'un audit interne portant sur un échantillon de 167 paiements remontant à 2004 a révélé de nombreuses failles dans le système actuel.

Confidentiel, le contenu de l'audit qui ne cite nommément personne a été largement dévoilé par l'eurodéputé écologiste néerlandais Paul van Buitenen sur son site internet.

Dans certains cas, l'enveloppe de 15.500 euros mensuels dont dispose chacun des 785 députés pour rémunérer son équipe d'assistants était versée à des prestataires de services suspects, n'employant aucun assistant parlementaire accrédité, ou encore actifs dans des domaines tels que l'aide à l'enfance ou le commerce du bois. Dans un cas, la totalité de l'enveloppe était versée à un seul assistant parlementaire via un prestataire de service.

Le rapport cite aussi le cas de députés ayant procédé à une augmentation de 71%, voire de 117% du salaire de leurs assistants pendant la période de préavis de licenciement, afin d'épuiser le solde de l'enveloppe disponible. Il relève aussi que 18 des 22 paiements exceptionnels examinés ont été réalisés sans la moindre pièce justificative.

Selon Gérard Onesta, "il n'y sans doute que 10% de moutons noirs sur les 785 eurodéputés, mais le scandale pourrait, s'il était bien instrumentalisé, peser sur la campagne des prochaines élections européennes de juin 2009".

Quelque 1.500 assistants sont accrédités à Bruxelles. Mais presque chaque eurodéputé emploie également un ou plusieurs assistants supplémentaires dans son pays d'origine. Ils signent soit un contrat direct avec le Parlement européen, soit avec un prestataire de service.

Une solution consisterait à simplifier le système en faisant des assistants accrédités à Bruxelles des agents contractuels relevant à titre temporaire de la fonction publique européenne, et de choisir par appel d'offre, dans chacun des 27 pays de l'UE, une seule société chargée de rémunérer les assistants locaux des eurodéputés.

"Ce qui nous aide à changer les choses, c'est le scandale. Mais nous sommes encore bloqués en interne par le poids des mauvaises habitudes prises par certains, et en externe, par le souci de certains pays de ne pas faire grossir davantage le Molloch bruxellois", explique Gérard Onesta.

En parallèle à la réforme du statut des assistants, l'organisme de lutte anti-fraude de l'UE (OLAF) a indiqué avoir obtenu communication du rapport afin de l'évaluer et, le cas échéant, d'ouvrir des enquêtes à l'encontre de certains députés.

Par ailleurs, un groupe de travail présidé par la socialiste française Martine Roure a été chargé d'enquêter en détail sur le fonctionnement des règles existantes du Parlement en la matière et de faire des propositions pour les modifier.

11.03.08 | 12h28

Site de la Députée Martine Roure  martine.roure.deputee(a)wanadoo.fr
Site de Gérard Onesta  gerard.onesta(a)europarl.europa.eu

Les assistants... sur le site du Parlement européen  [un rêve de collaborateur français à l'Assemblée ou au Sénat]

Le Site du président de l’Association des Assistants du Parlement européen, le belgo-hongrois Joeri Hamvas
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 12:16
La rémunération des assistants parlementaires en question

Un rapport interne au Parlement européen, établi par l'auditeur Robert Galvin, met en cause le système de paiement des assistants parlementaires européens, rémunérés par leurs députés, qui disposent pour cela d'une enveloppe de 17 000 euros par mois. Ce système a donné lieu à des dysfonctionnements. L'eurodéputé autrichien Hans-Peter Martin, qui a fait son fonds de commerce de la dénonciation de la corruption des élites politiques, a été condamné à reverser au Parlement 164 000 euros d'indemnités qu'il aurait dû payer à ses assistants.

Selon la socialiste française Martine Roure, vice-présidente du Parlement en charge des députés et des assistants, le rapport "recommande de supprimer le système du prestataire de services", qui consiste à rémunérer un assistant via un intermédiaire - association ou fondation - dont on ne sait pas toujours combien il reverse. Mme Roure plaide pour "donner aux assistants en poste à Bruxelles un statut d'agents temporaires de la fonction publique européenne, payés par le Parlement, en fonction d'une grille". Cette réforme, déjà proposée par la Commission en 1998, avait été bloquée par le Conseil.

Rafaële Rivais
Bruxelles Bureau Européen

Article paru dans l'édition du 04.03.08.

Billet sur le blog de Jean Quatremer, coulisses de Bruxelles

Article de la Libre Belgique sur le même sujet

Article sur une autre fraude, avec un collaborateur parlementaire en prison... La Libre Belgique
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 03:38
Les députés font les poches de leurs collaborateurs

En 2007, ils ont gardé pour eux ou leur parti plus de 1,5 million d'euros des crédits alloués à leurs assistants et secrétaires.


Cruel dilemme pour les 577 députés. Avant le 5 décembre, ils devaient choisir: offrir le reliquat de leur "crédit collaborateur" à leurs... collaborateurs, ou le garder. Pour eux ou leur parti. Et bien, qu'ils soient PS ou UMP, les députés-patrons ne sont pas tous très solidaires de leurs employés, secrétaires et assistants parlementaires, travailleurs acharnés généralement mal payés.

261 députés n'ont pas reversé ledit "reliquat" à leurs collaborateurs

La nouvelle est arrivée le 30 octobre 2007 dans la bannette des députés, sous la forme d'un "pli personnel et confidentiel" signé de la directrice du service des affaires financières de l'Assemblée nationale. L'objet de ce courrier est d'alerter les nouveaux députés (et de rafraîchir la mémoire des anciens) sur les utilisations possibles du "reliquat" de leur crédit collaborateur, crédit qui s'élève à 8 949 euros par mois:

"Il vous est possible de transférer, dans la limite annuelle de 5 958 euros brut, soit 5 495,66 euros net, la partie non consommée de votre crédit collaborateur sur votre indemnité représentative de frais de mandat."

Une phrase qui a provoqué la révolte des soutiers du Palais Bourbon. Et on peut imaginer que leur colère ne va pas retomber quand ils apprendront les chiffres qui suivent, obtenus après moult appels auprès des différents services de l'Assemblée: 261 députés n'ont pas reversé ledit "reliquat" à leur collaborateur.

Sur la totalité du crédit collaborateur annuel des 577 députés, 2,5% n'ont pas été versés à leurs salariés. 2,5 % qui ont été conservés par les députés ou versés aux groupes. Ce qui représente, en moyenne, un "détournement autorisé" de 2684,70 euros par député, soit 1 549 071,50 euros au total en 2007!

"Scandaleux !", s'insurge Jean-François Cassant, secrétaire général de l'Union syndicale des collaborateurs parlementaires :

  Audio   

Un courrier pour le PS, une réunion discrète pour l'UMP

D'autant plus scandaleux que les présidents de groupe des partis n'ont pas hésité à faire de la retape auprès de leurs troupes sur le mode: "Reversez le reliquat au groupe plutôt qu'à vos collaborateurs."

Comme l'expliquait Le Point du 6 décembre, une réunion du groupe socialiste a donné lieu à une explication de texte houleuse entre certains députés. Contacté par Rue89, Alain Néri, député PS du Puy-de-Dôme, raconte comment il a donné de la voix pour inciter ses camarades parlementaires à reverser l'intégralité du reliquat à leurs collaborateurs :

  Audio   

Peine perdue, car tout le monde n'est pas de cet avis. Christian Bataille, trésorier du groupe PS, déclenche une bronca dans les rangs des collaborateurs, en proposant la solution "groupe". Une possibilité, de plus, déjà mentionnée dans une note interne signée par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste.

A l'UMP, on n'est pas en reste, mais plus discret. Début décembre également, le président du groupe UMP Jean-François Copé et le député Christian Jacob ont réuni tous les collaborateurs de droite dans une salle de l'Assemblée. L'un des participants raconte la scène :

"Ça a gueulé parce que certains députés, s'ils le veulent, peuvent en effet verser le reliquat collaborateur au groupe. Copé a senti que ça chauffait et s'est tiré. Jacob a dû alors gérer et nous a lâché : 'C'est à chacun d'être bon pour faire en sorte que la négociation entre le député et le collaborateur soit à leur avantage'..."

"L'enveloppe collaborateur ne veut plus rien dire"

Sans compter qu'en plus du "reliquat collaborateur annuel", le groupe peut recevoir chaque mois jusqu'à "la moitié du crédit collaborateur mensuel, soit 4 474 euros", comme l'édicte le service des affaires financières de l'Assemblée. Ce qui dépite ce même collaborateur de droite :

 "L'enveloppe collaborateur ne signifie plus rien vu que les députés peuvent verser au groupe chaque mois et à chaque fin d'année les surplus. Cela leur permet d'être mieux traités, de pouvoir poser plus de questions dans l'Hémicycle, d'être nommés rapporteur, etc."

Tout cela va sans doute remettre au centre des discussions de couloir le statut très précaire des collaborateurs - dont les représentants n'ont toujours pas pu être reçus par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

Le syndicaliste Jean-François Cassant juge la situation préoccupante et exige qu'il soit mis fin à "ces possibilités de mettre le doigt dans le pot de confiture":

  Audio   

Julien Martin et David Servenay

L'article en ligne avec le contenu audio

Le "droit de suite" de ce premier article : questions-réponses à plusieurs députés...


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