Dans Le Point - n° 1900 du jeudi 12 février :
La Confédération européenne des syndicats invite ses membres à agir contre
l’homophobie [NDR : une dédicace spéciale à M. Vanneste !]
Dans un document adopté le 4 décembre 2008, et rendu public le 5 février 2009, la Confédération européenne des syndicats (CES) affirme ses engagements contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Son comité exécutif, mandaté par le congrès qui s’est tenu à Séville en 2007 rappelle que « la CES soutient activement la législation de l’UE dans le domaine de la non-discrimination et vise à une mise en œuvre extensive des deux directives à ce sujet. » Un programme d’action sur quatre ans s’était concrétisé en janvier 2008 par l’organisation d’une conférence sur les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres), dont les travaux ont été synthétisés dans un rapport (à télécharger).
Dans le prolongement de ces premiers travaux, le comité exécutif de la CES invite ses membres à « prendre publiquement une position d’avant-garde en faveur de l’égalité pour les LGBT en général et les travailleurs LGBT en particulier en reconnaissant la valeur de la diversité et le droit d’être “différent” », ce qui signifie, notamment, des efforts en matière d’information et de sensibilisation interne, mais aussi l’intégration des discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans les activités des syndicats : négociations avec les employeurs, soutien aux salariés, mutualisation des expériences et des bonnes pratiques, dialogue avec les associations, participations aux manifestations, etc. Le comité exécutif demande enfin à la CES de s’impliquer tout particulièrement auprès des institutions européennes et de l’OIT afin de veiller ce que les discriminations subies par les personnes LGBT ne soient pas oubliées des actions menées en faveur de l’égalité.
D'après Le blog
de lutte contre les discriminations relayé par Yagg, le nouveau média gay et lesbien
Rue89 | VOS REACTIONS |
22/02/2009
La nouvelle organisation du travail, source de souffrance
Par Brigitte Font Le Bret et Marin Ledun | Psychiatre et chercheur en sciences sociales
Pour répondre au reportage Du harcèlement moral stratégique pour virer facile, publié dans Rue89 le 12 février dernier, il nous semble fondamental de revenir au texte princeps de
Philippe Davezies "Les Impasses du harcèlement moral au travail".
Rue89 | REVUE DE COMMENTAIRES | 24/02/2009
Riverains, de près ou de loin, vous côtoyez le harcèlement moral
Par Julie Banos | Etudiante en journalisme
Depuis la mise en ligne de l'enquête sur le harcèlement moral stratégique, vous avez été nombreux à réagir. Témoignages, conseils, analyses ou polémiques, le harcèlement vous touche et vous
révolte.
Rue89 | ENQUETE 12/02/09
Les Prud'hommes ont reproché à la
députée UMP sarthoise d'avoir licencié son assistante parlementaire sans motif valable. L'histoire d'une confiance perdue.
5 000 € de dommages et intérêts pour licenciement abusif, 500 € de frais de justice, plus de 900 € pour le remboursement de congés payés et de frais de déplacement. En mars,
le conseil des Prud'hommes du Mans a condamné Béatrice Pavy, député UMP de la 3e circonscription de la Sarthe, à verser 6 439 € à Michèle Maurin, son ancienne assistante
parlementaire. L'épilogue judiciaire d'une amitié qui a dégénéré en bras de fer.
Au départ, la relation entre les deux femmes, pimpantes quadragénaires, s'appuie sur une estime réciproque. Embauchée pour les législatives de 2002, Michèle Maurin prend son rôle à coeur :
« Pendant la campagne, je travaillais plus de quinze heures par jour. Après, c'était minimum douze heures. On ne comptait pas, on avait la même façon de travailler, la même exigence. Ça a
été fusionnel. »
Pour preuve : fraîchement élue, la députée, également maire de Saint-Pierre-de-Chevillé et conseillère générale du canton de Château-du-Loir, donne carte blanche à son assistante. Qui
recrute une secrétaire, achète le matériel des permanences de La Flèche et Château-du-Loir, filtre tous les appels téléphoniques de sa « patronne », y compris lors des week-ends et des
vacances.
« Je m'occupais de ses enfants »
La complicité professionnelle s'étend vite à la vie privée. « Je m'occupais de ses enfants quand ils étaient malades, j'emmenais sa voiture au garage, je l'aidais à choisir ses vêtements. Béatrice me faisait entièrement confiance et j'avais à coeur de ne pas rompre cette confiance. Mais plus ça allait, plus elle m'en demandait », confie Michèle Maurin, qui avait droit à un petit mot et un cadeau à chacun de ses anniversaires.
Accusation d'écoutes téléphoniques
Au fil des ans et des dossiers, les relations se dégradent. Comme la santé de Michèle Maurin, qui finit par prendre un arrêt de travail. « Le plus court possible. » À son retour à
l'automne 2006, la tension monte. Béatrice Pavy vide son bureau, lui reproche d'avoir écouté ses conversations téléphoniques. Et lui notifie sa mise à pied.
Motif invoqué ? « Rupture du rapport de confiance », avance la députée. Accusation injustifiée, estime le tribunal : Béatrice Pavy ne fournit « aucun document de France
Télécom, ou autre opérateur » attestant d'une éventuelle écoute téléphonique. Pour le juge, le licenciement ne relève donc pas « d'une cause réelle et sérieuse ».
Jérôme Lourdais
Ouest-France / mardi 7 octobre 2008 [NDLR : Merci Laurent !]
qui élit aujourd’hui son président, soigne ses
membres.
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