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Le bilan de cette journée est un peu spéciale, parce qu'il conjugue rentrée parlementaire houleuse et rentrée sociale particulièrement chaude... Comme souvent la part du militantisme et du travail se mêlent de telle façon qu'il est difficile de planifier les actions avec autant de précision que nous le souhaiterions. L'engagement et la bonne volonté sont bien là, c'est le temps qui nous manque le plus.
Nous avions prévu la distribution d'un tract reprenant la liste des graves dysfonctionnements dont sont victimes les collaborateurs parlementaires. Il était destiné aux députés, collaborateurs et fonctionnaires de l'Assemblée. Nous l'avons distribué devant l'entrée du 101 rue de l'Université et il aura créé le débat jusqu'au restaurant parlementaire. C'est déjà ça ! Avec nous, de très nombreux élus de droite et de gauche ont reconnu de graves problèmes et la nécessité d'améliorer les choses. Le détournement de l'enveloppe collaborateur est, avec l'absence de paiement des heures supplémentaires, les deux fautes les plus souvent reconnues par les élus eux-mêmes.
Une députée socialiste nous a indiqué vouloir changer la donne dans le domaine de l'égalité salariale homme-femme et des collaboratrices enceintes licenciées ou harcelées. Le président de la commission M. Méhaignerie - rapporteur du texte retraite, a lui tout simplement refusé de prendre connaissance du tract en nous indiquant qu'"il faut penser d'abord aux ouvriers"... Nous lui avons répondu que nous étions les ouvriers de l'Assemblée nationale en comparaison du statut des fonctionnaires et des parlementaires — le salaire d'un collaborateur peut être égal au Smic. Un député a déchiré ostensiblement le tract, je n'arrive pas y voir une quelconque élégance.
Le "formulaire déclaratif" avec plus de 90 réponses est-il un succès ou un échec ? Il indique en tout cas un rapport de force assez comparable à la "société civile".
Le verre de cette 13e législature n'est pas à moitié plein ou à moitié vide. Il est, comparé à la précédente mandature — où nous avions obtenu le statut cadre et l'ancienneté — absolument vide !
Après la charrette de licenciements de juin-juillet 2010 [7 procédures en une semaine] et pour la première fois depuis longtemps, l'oubli de la part de la questure de recevoir les organisations de collaborateurs, tout cela à moins de deux ans d'une nouvelle mandature... Il va falloir nous préparer à un nouveau rapport de force — et de négociation — et nous mettre tous ensemble en ordre de marche.
PARIS, 17 juin 2010 (AFP) - Environ 200 membres du personnel du Sénat ont organisé jeudi dans
la cour d'honneur du Palais du Luxembourg un rassemblement à l'appel du syndicat du Sénat pour exiger "l'organisation d'élections professionnelles" et un "véritable dialogue
social".
C'est la deuxième manifestation du personnel du Sénat en moins d'un mois alors que ce genre d'action est extrêmement rare dans la Haute Assemblée. Le
dernier rassemblement s'est tenu le 1er juin.
Les manifestants ont voté à main levée l'envoi par leur syndicat d'un courrier aux parlementaires pour les informer de
leurs revendications.
"On a des élections professionnelles à la commission administrative paritaire, au comité technique paritaire, ce que le syndicat veut c'est les calquer
sur la fonction publique afin d'avoir le monopole de présentation des candidats", a indiqué l'administration du Sénat à l'AFP.
[NDLR : Et à l'Assemblée nationale, c'est pour quand le rassemblement des collaborateurs
parlementaires exclus de toutes les instances représentatives comme le Comité d'Hygiène et de sécurité ? Durant cette mandature et jusqu'à aujourd'hui, les multiples rencontres avec la Questure
n'ont débouché sur rien. Pas le commencement du début d'une proposition d'amélioration de notre statut toujours aussi précaire.
Les parlementaires bénéficient de compensations, leurs salariés n'en ont
aucune — ni financière, ni statutaire, ni de retraite, ni d'assurance santé ou d'assurance chômage spécifique. Au contraire, les contrats ont été réécrits de façon à faire disparaitre l'indémnité
de précarité en cas de licenciement. Un véritable scandale.
Autre scandale, nous avons du faire face la semaine dernière à 4 licenciements de collègues en 24
heures ! Les députés français semblent vouloir entrer dans le « Guiness book des records » puisque en l'espace de quelques jours, pas moins de 7 licenciements ou
tentatives d'imposer des ruptures conventionnelles non désirées ont été comptabilisées à Paris et en circonscription...]
Réforme injuste : mobilisation massive le 24 juin 2010
Le gouvernement a rendu public son projet de réforme des retraites.
Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, qui se réunissent régulièrement depuis octobre 2008, ont analysé ensemble ce projet.
Quelle que soit leur appréciation sur les solutions à apporter pour l’avenir des retraites, elles affirment que la réforme proposée est inacceptable, injuste, essentiellement à la charge des salariés, comptable et de court terme, sans réponse aux vraies questions.
- Le report brutal à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes ; celles et ceux ayant des carrières incomplètes et chaotiques en particulier les femmes qui sont aujourd’hui 28% à travailler jusqu’à 65 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
- La situation financière actuelle de notre système de retraite est pour l’essentiel dûe à la crise, pourtant 85% des efforts sont demandés aux salariés. Les entreprises, les hauts revenus, les revenus du capital sont 5 fois moins mis à contribution que les salariés. Les fonctionnaires se voient imposer une augmentation drastique de leur cotisation conduisant à une baisse de leur pouvoir d’achat.
- La réforme proposée ne répond ni aux questions d’emploi, en particulier des jeunes et des seniors, ni à la résorption des inégalités hommes-femmes, ni à la reconnaissance de la pénibilité… elle renvoie aux futures générations l’incertitude de la pérennité des régimes de retraites solidaires par répartition.
Cette réforme, loin de répondre à l’enjeu de société qu’est celui de l’avenir des retraites, est brutale et porteuse de recul social pour la quasi-totalité des salariés du privé, du public et des régimes spéciaux.
Pour combattre cette réforme, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent l’ensemble des salariés, des retraités, des privés d’emploi et des jeunes à participer massivement à la journée nationale de grèves et de manifestations du 24 juin 2010.
L’intersyndicale se réunira à nouveau le 29 juin pour faire le bilan du 24 juin, décider des initiatives et mobilisations possibles pendant l’été et à la rentrée.
Lors de la soirée de soutien au peuple d’Haïti organisée à l’Hôtel de Lassay mardi 11 mai, les textes lus par Mariann Mathéus, Freydelyne Charles et Patrick Karl étaient accompagnés par un guitariste virtuose. Pour ceux que cette information intéresse, ce musicien se nomme Amos Coulanges.
Extraits et informations sur Amos Coulanges Informations sur le Site de l’Assemblée nationale
PS : Un fonctionnaire de l’Assemblée m’a indiqué que fonctionnaires et collaborateurs parlementaires, même s’ils ne sont pas explicitement invités à ces manifestations, y ont toute leur place. Nous pouvons donc considérer que les collaborateurs parlementaires sont implicitement invités. Ça va mieux en le disant et en l’écrivant — à bon entendeur…
PS2 : Un recueil des textes lus lors de cette soirée doit être disponible à la distribution ou au Service communication.
Nous venons d'apprendre le décès de Jacques
Bodet-Dockès notre ancien collègue au Groupe GDR.
Merci d’avoir une pensée pour lui, pour sa famille et pour ses proches.
L’été dernier, lors d’une soirée amicale (merci Charlotte) avec de nombreux collègues de l’Assemblée et du Sénat, occasion de notre unique rencontre, il avait capté l’attention de chacun par son humour ravageur basé sur une capacité sans limite à l’autodérision. J’avais été séduit par la qualité de cet exercice qui consiste à dire tout de soi derrière le masque du clown.
Quelqu’un qui utilise les souffrances de l’existence pour faire rire ses camarades est à mes yeux une belle personne et les bellespersonnes ne sont pas si nombreuses pour partir ainsi et nous laisser avec celles qui le sont moins.
Cette année l'augmentation du nombre de femmes enceintes discriminées au travail est particulièrement pointé par ce 5e rapport de la Halde.
Plusieurs collègues nous ont alerté sur le problème de lien permettant d'obtenir le bulletin d'adhésion de notre
organisation, c'est réparé !
Assemblée nationale : au bal des hypocrites,|
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